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Voyage au bout de mon lit

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Spec­ta­cle D’Alain Boivin.
Joué par Amala Landré.
Com­pag­nie Les Loupiots.

Con­te musical.
Dès 2 ans.

Thomas, un petit garçon, perd son nounours bleu avec des bas­kets rouges…Pour le retrou­ver il s’en­v­ole, comme Peter Pan, à bord de son lit mag­ique qui se trans­forme, la nuit venue, en lit-cop­tère. Il entre­prend alors un voy­age extra­or­di­naire. Tra­ver­sant les saisons, il va vivre mille aven­tures au cours desquelles il fera la con­nais­sance d’une belle fleur chan­tante et de ses amies les abeilles, d’une éton­nante petite goutte d’eau, d’un ver de terre facétieux, de la police des papil­lons, de madame la lune qui a un chat dans la gorge…
Un con­te inven­tif avec plein d’ob­jets détournés qui devi­en­nent d’é­ton­nantes mar­i­on­nettes, dans un sur­prenant décor ani­mé. Un univers tout doux pour apprivois­er la nuit et vain­cre la peur du noir, avec des chan­sons ten­dres et rigolotes. Une invi­ta­tion poé­tique à décou­vrir la beauté de la nature qui séduira les petits.

Alors qu’au pre­mier abord, on pen­sait voir un spec­ta­cle sur les aven­tures noc­turnes d’un petit garçon, ce spec­ta­cle est une vraie sur­prise sur plusieurs plans, d’abord par rap­port aux thèmes abor­dés : la décou­verte de la nature, la chaîne ali­men­taire ou encore la pro­tec­tion de l’en­vi­ron­nement… Sur­prise égale­ment en con­tinu dans la mise en scène avec un lit, élé­ment cen­tral du décor, qui se trans­forme en super­copter et dont chaque face représente une sai­son. Et dernière sur­prise, une comé­di­enne épatante ! Le spec­ta­cle ne reposant que sur Amala Lan­dré, le défi était immense et la jeune artiste s’en sort haut la main ! En comédie d’abord, elle s’adresse aux enfants sur un ton très juste et naturel qui les touche à coeur, tan­tôt prenant leurs (mul­ti­ples) remar­ques au rebond, tan­tôt pas­sant out­re pour ne pas per­dre le rythme. Elle inter­prète avec une grande fraîcheur les mar­i­on­nettes, sor­cières et autres objets ani­més qui se présen­tent sur son pas­sage. Côté musi­cal, à chaque élé­ment cor­re­spond une illus­tra­tion sonore. Nous plon­geons donc visuelle­ment et musi­cale­ment ain­si dans les pro­fondeurs sous-marines, le froid de l’hiv­er ou l’in­fi­ni sidéral. Les chan­sons très bien inter­prétées par la voix cristalline d’A­mala cal­ment et ras­surent les enfants que l’ob­scu­rité du théâtre effraie quelque peu. Bref un très bon moment qui se con­clut par une très jolie suprise au tombé du rideau : une ouver­ture sur une dis­cus­sion sur la nature qui nous entoure et com­ment faire pour la pro­téger. En tout cas, le débat était lancé sur le tra­jet du retour…