Voca People (Critique)

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Mise en page 1Après avoir con­quis plus d’un mil­lion de spec­ta­teurs dans le monde, les célèbres extrater­restres atter­ris­sent à nou­veau à Paris pour le plus grand plaisir de tous.

Retrou­vez l’alliance de la per­for­mance vocale, des chan­sons a capel­la et des tech­niques de beat­box, dans un spec­ta­cle unique. Une référence dans l’art du spec­ta­cle musi­cal live !

Notre avis (écrit en 2011) : Il est dif­fi­cile de résumer le spec­ta­cle tant il est extra-ter­restre, à l’instar des per­son­nages en-chanteurs qui l’habitent. Ces Voca Peo­ple ten­tent de puis­er l’énergie musi­cale de notre planète pour pou­voir repar­tir vers la leur. Pour ce faire, ils explorent donc la musique ter­restre… Des airs lyriques aux musiques de films en pas­sant par la var­iété, le rock ou la tech­no, huit artistes incroy­ables – six chanteurs, un beat­box­er et un scratcheur – par­courent tous les styles… unique­ment avec leurs voix. Comme Bruno Agati dans son Zap­ping choré­graphique il y a quelques années, le spec­ta­cle est essen­tielle­ment com­posé de med­leys thé­ma­tiques. C’est sans doute le seul côté regret­table : le pas­sage d’un morceau à un autre, par­fois après quelques mesures, est ter­ri­ble­ment frus­trant. Mais c’est aus­si là que rési­dent l’originalité et le rythme effréné du show. Pen­dant qua­si­ment deux heures, les huit artistes zap­pent avec un tal­ent fou et pluridis­ci­plinaire, une justesse à toute épreuve, une mise en place impec­ca­ble. Il n’y a pas de musi­cien… et pour­tant il n’y a que ça. Les morceaux ne man­quent ni de per­cus­sions, ni d’instruments, ni de rythmes, ni d’énergie. Le son et les lumières sont d’une telle qual­ité qu’il serait dom­mage de ne pas le souligner.

Et là où ce genre de spec­ta­cles à visée inter­na­tionale perd toute spon­tanéité, les Voca Peo­ple mis­ent sur l’interactivité et la fraîcheur qui en découle. Avec humour, ils sol­lici­tent en per­ma­nence les spec­ta­teurs… qui jouent le jeu avec un plaisir évi­dent. Si le spec­ta­cle com­mence avec un pub­lic qui mon­tre une déférence due à la sur­prise et la décou­verte, il s’achève avec des allures de con­cert de rock et des spec­ta­teurs sur­voltés pen­dant une ova­tion et des rap­pels unanimes.