Accueil Talent à suivre Vartoch’ — Plus vrai que nature

Vartoch’ — Plus vrai que nature

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Vartoch dans Les Aventures de Rabbi Jacob © Patrick Carpentier
Var­toch dans Les Aven­tures de Rab­bi Jacob © Patrick Carpentier

Var­toch’, d’où vous vient votre amour pour la comédie musicale ?
Depuis tout petit, j’ai tou­jours aimé les films musi­caux quand ils pas­saient à la télé pen­dant les péri­odes de Noël : Cer­tains l’ai­ment chaud, Les aven­tures du doc­teur Dolit­tle, Peau d’Ane et les shows des Car­pen­tier qui étaient des mini comédies musi­cales en soi, surtout ceux de Sylvie Var­tan ! J’aime les vraies comédies musi­cales, mais pas trop les français­es à part Ali Baba, Rab­bi Jacob, ou encore Chance, Créa­tures, Panique à bord, et Cabaret des hommes per­dus

Quel est votre par­cours artistique ?
J’ai par­ticipé à l’ate­lier Michel Fugain et pris des cours de mod­ern’ jazz pen­dant dix ans. Ensuite, j’ai com­mencé dans la chorale Choeur Accord qui est dev­enue par la suite Les Caramels Fous. J’ai fait divers con­certs avec mes chan­sons, j’ai été barman/chanteur au Piano Zinc et j’ai joué dans la créa­tion des Années Twist à Agen, puis au Palais des Sports et aux Folies Bergère. Ensuite, j’ai joué dans Peines de coeur d’une chat­te française d’Al­fre­do Arias, où j’in­car­nais six per­son­nages. Il y a deux ans j’ai fait par­tie du Bour­geois Gen­til­homme, mis en scène par Alain Sachs.

Quelle impres­sion cela fait-il de tra­vailler sur une pro­duc­tion aus­si impor­tante que Rab­bi Jacob ?
Rien de plus qu’avec les autres (rires). Quand j’ai enten­du par­ler du pro­jet, je me suis dit « je veux en faire par­tie ». J’ai mis toutes les chances de mon côté, j’é­tais très motivé et au final, je joue dedans ! Je suis très con­tent du rôle de Rab­bi Jacob, c’est peut être un sec­ond rôle mais je m’a­muse beau­coup à l’in­ter­préter et à par­ler avec l’ac­cent yid­dish. C’est un rôle de com­po­si­tion et j’aime ça! J’aimerais jouer plus en temps que comé­di­en. On ver­ra ce que l’avenir me réserve !

Com­ment se sont passées les répétitions ? 
Nous avons eu deux mois et demi de répéti­tions, ça a été très éprou­vant et fati­gant (con­traire­ment aux autres spec­ta­cles). Nous avons atten­du pas mal d’heures pour des raisons tech­niques, de plan­ning musi­cal… Ce spec­ta­cle demande beau­coup de déplace­ments de décors, de trucages, etc. Bref, à la fin, nous étions tous épuisés. Ce qui nous a aidé est la sol­i­dar­ité au sein de la troupe et le mir­a­cle s’est fait le jour de la première!

Quel type de met­teur en scène est Patrick Timsit ?
Patrick est un met­teur en scène très cool. C’est très agréable de tra­vailler avec lui, c’est un peu l’e­sprit de famille ! Par con­tre, qu’est-ce qu’il par­le! (rires)

Avez-vous eu des indi­ca­tions par­ti­c­ulières pour tra­vailler votre personnage ? 
Non, à part ma démarche : Patrick voulait que je marche en faisant des petits pas et que je par­le avec l’ac­cent yid­dish. Sinon, il nous lais­sait libres pour le jeu en faisant quelques rec­ti­fi­ca­tions qui étaient tou­jours très justes.

Avez-vous été influ­encé par le film ?
J’ai tra­vail­lé l’ac­cent en regar­dant le film et en écoutant Popeck. Mon per­son­nage est très sim­i­laire à celui de Dalio mais c’est un peu nor­mal, avec l’ac­cent yid­dish, ça ne peut être que ressemblant !

Avez-vous déjà des pro­jets après Rab­bi Jacob ?
Je vis au jour le jour! Je serai tou­jours, tous les lundis, au Gai Moulin où je chante accom­pa­g­né par François Debaeck­er. Je joue égale­ment des spec­ta­cles pour enfants au Mélo d’Amélie et je pré­pare le prochain Eurovar­to­vi­sion [NDRL : par­o­die de l’Eu­ro­vi­sion que Var­toch’ organ­ise depuis de nom­breuses années].
Je vais égale­ment remon­ter un spec­ta­cle sur Mist­inguett et Cheva­lier, écrire une comédie musi­cale avec ma soeur — ça s’ap­pellera Blat’s ! -, enreg­istr­er des chan­sons pour un album, essay­er de par­ticiper à l’Eu­ro­vi­sion, et j’ai plein d’autres pro­jets mais encore flous ! Ah oui, les propo­si­tions sont les bien­v­enues, par exem­ple dans la suite du Cabaret des hommes per­dus ou celle de Panique à bord !