Vanessa Duchel : Good morning… Montréal

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Vanes­sa Duchel dans le rôle de Tra­cy Turn­blad © Guy Lavigueur

Par­lez-nous de votre rôle dans Hair­pray… 
Tra­cy Turn­blad est un per­son­nage cen­tral de Hair­spray et je dis « cen­tral » car il fait la liai­son entre tous les per­son­nages. Tra­cy voit la vie comme dans un rêve ; tout le monde est beau et gen­til et elle ne com­prend pas pourquoi elle ne serait pas accep­tée à cause de ses ron­deurs. De plus, elle se bat con­tre la ségré­ga­tion raciale. En fait, elle me ressem­ble beaucoup.

Vous avez joué avec la troupe de tournée de Hair­spray à Mon­tréal, n’est-ce pas ? Com­ment s’est passée cette expérience ?
Oui ! En 2009, lorsque j’étais à Star Académie, je dis­ais qu’Hair­spray était ma comédie musi­cale préférée ; chose que les Pro­duc­tions J ont bien notée. Lors d’une mise en dan­ger, j’avais reçu une vidéo de la troupe de Hair­spray pour m’encourager et lors de leur pas­sage à Mon­tréal, ils m’ont invitée à faire de la fig­u­ra­tion, pour un soir avec eux sur scène, à la Place des Arts. Je dois avouer que c’était très impressionnant.

Jouer le rôle de Tra­cy doit être pour vous la cerise sur le gâteau ?
C’est un rêve qui se réalise. À pri­ori, je suis à ma place car j’ai le physique pour ce rôle et je con­nais toutes les chan­sons. J’ai dû faire une tran­si­tion entre l’anglais et le français, mais ça s’est super bien passé et Yves Morin a fait un tra­vail hors pair sur l’adaptation et la tra­duc­tion. De plus, Hair­spray est « une » sinon « la » plus grosse pro­duc­tion de comédie musi­cale pro­duite pour le fes­ti­val Juste pour rire.

Votre opin­ion sur la  troupe, en général ?
Denise a eu l’œil pour dénich­er le « cast­ing » par­fait pour cette pro­duc­tion !  Louis Cham­pagne (Edna Turn­blad) est un être excep­tion­nel. Il a un grand cœur, il chante bien et même il danse bien… Bon, ce n’est pas Bey­on­cé (rires). Olivi­er Dion et Bri­an Audet (Star Académie) ain­si que Jonathan Guil­bault (La voix) sont des gens qui ont beau­coup de tal­ent et qui s’investissent vrai­ment dans ce qu’ils font. Ils sont tous pas­sion­nés. Une très bonne troupe.

Et sur Denise ?
Jusqu’à main­tenant, ça va très bien. J’imagine que c’est parce que l’une et l’autre sommes pas­sion­nées. Nous sommes quand même 29 comé­di­ens, ce qui est énorme pour une seule met­teure en scène mais tout le monde sait ce qu’il a à faire. Denise pour moi, c’est comme une sec­onde mère. Je l’aime d’amour.

Que peut-on vous souhaiter ?
Mon Dieu… que cette pièce soit présen­tée le plus longtemps pos­si­ble. C’est une comédie musi­cale dont le Québec  a besoin : c’est posi­tif, col­oré et ça véhicule de bons mes­sages. Cela ne fait que du bien et nous en avons telle­ment besoin.