Canada — « Une vie presque normale » (Critique)

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La troupe de la comédie musi­cale Une vie presque nor­male © Jean-François Hamelin

Livret : Bri­an Yorkey
Paroles : Bri­an Yorkey
Musique : Tom Kitt
Mise en scène : Denise Filiatrault
Tra­duc­tion : Yves Morin

Dis­tri­b­u­tion :
Geneviève Charest, Véronique Claveau, Jean Maheux, Benoît McGin­nis, Renaud Par­adis, Isabeau Proulx Lemire.

Le Théâtre du Rideau Vert ter­mine sa sai­son en force en présen­tant le grand suc­cès de Broad­way, Une vie presque nor­male, ver­sion française de Next to Nor­mal. Avec l’énergie et l’audace qu’on lui con­naît, c’est Denise Fil­i­a­trault qui s’attaque à ce spec­ta­cle imposant.

Notre avis :
Une vie presque nor­male relate l’histoire des Good­man qui vivent dans une petite ville de ban­lieue améri­caine. Dan essaie d’être un bon mari et un bon père, Nathalie d’être une fille par­faite, et Gab a tout ce dont une mère, en l’occurrence Diane, peut rêver pour son fils. Dévoil­er un peu plus du syn­op­sis gâcherait le plaisir de la décou­verte de cette excel­lente pièce. Les créa­teurs de Next to Nor­mal, Bri­an Yorkey et Tom Kitt, ont su ficel­er une his­toire qui se tient du début à la fin. Pour les besoins de la ver­sion québé­coise, Yves Morin en a fait une adap­ta­tion puis­sante et ce, tout en respec­tant l’intégrité des auteurs.

A l’aide d’un décor représen­tant un palier flan­qué d’un escalier en col­i­maçon et de quelques acces­soires, et un jeu de lumières digne d’un « stu­dio 54 », la mise en scène de Denise Fil­i­a­trault a su trans­met­tre toutes les émo­tions que cette pièce peut offrir et elles sont nom­breuses : prévoyez donc quelques mou­choirs à portée de main.

La troupe soutenue par Geneviève Charest est des plus admirables. Geneviève, dans le rôle de la mère, est très crédi­ble ! On y recon­naît son tal­ent indé­ni­able pour la chan­son et le jeu. En out­re, on appré­cie le retour de Jean Maheux sur une scène musi­cale car son charisme, sa voix et son plaisir de jouer font de lui l’un des plus grands comé­di­ens québé­cois. Mais la grande décou­verte d’Une vie presque nor­male est sans con­teste l’incomparable Véronique Claveau. Nous avions décou­vert son tal­ent en tant que chanteuse et humoriste dans la série de spec­ta­cles « Revue et cor­rigée », mais ici elle nous démon­tre son tal­ent inné pour le jeu dans ce rôle de jeune fille délais­sée par sa famille. En revanche, on est quelque peu déçu par la presta­tion d’Isabeau Proulx Lemire. Nous auri­ons aimé une meilleure exé­cu­tion vocale. En inter­pré­tant le per­son­nage du fils « chou­chou », il en avait la pos­si­bil­ité étant don­né que le rôle est exclu­sive­ment chan­té. Cepen­dant, sa présence sur scène reste tout de même impres­sion­nante. On notera que l’a­jout de musi­ciens « live » apporte une dimen­sion sup­plé­men­taire à ce spectacle.

Une vie presque nor­male est un pur diver­tisse­ment : des tragédies, de la folie, des non-dits et même de l’humour. Ce spec­ta­cle à la musique presque rock est un « must » pour les ama­teurs du genre « et les autres » !

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