Triwap — Et si on s’en mêlait ?! (Critique)

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triwapAvec : Emmanuel Lanièce, Pierre Leblanc-Mes­sager, Mar­tin Pauvert
Mise en scène : Jean-Michel Fournereau
Résumé : Ils écrivent et com­posent des chan­sons ironiques, drôles et décalées (détour­nant par­fois Jacques Dutronc, les Bee Gees ou Ste­vie Won­der), qu’ils inter­prè­tent comme une suc­ces­sion de sketchs, avec une galerie de per­son­nages hauts en couleurs dans un spec­ta­cle déca­pant, généreux, com­plice et interactif !

Leur univers est à leur image : bour­ré d’én­ergie, de délires et de joie com­mu­nica­tive. Et si l’humeur est fes­tive sur scène, ce n’est jamais au dépend de leur musique : ils jon­g­lent avec les instru­ments — piano, con­tre­basse, trom­bone, gui­tare, flûte — tout comme avec les rythmes et les har­monies vocales dont ils jouent avec gour­man­dise, sur­prenant sou­vent l’or­eille attentive…

Le spec­ta­cle est réal­isé et pro­duit par la Cie Orphée-Théâtre(s) et mis en scène par Jean-Michel Fournereau.
Le site du spec­ta­cle : Tri­wap.
Notre avis : Ces trois éner­gumènes s’y enten­dent pour chauf­fer une salle et faire oubli­er ses soucis au pub­lic durant toute la durée du spec­ta­cle. Dans un envi­ron­nement orange, les trois chanteurs musi­ciens ne ména­gent pas leurs efforts, enchaî­nant les chan­sons et quelques petites scénettes, n’hésitant pas à faire par­ticiper quelques spec­ta­teurs (ou spec­ta­tri­ces). Qu’ils évo­quent les longues soirées dia­pos (enfin les films sur le net ont rem­placé les dia­pos, mais les sou­venirs de vacances des amis restent tou­jours un poids), la cour de l’école, ou fassent un détour par le fla­men­co, ils font facile­ment mouche. La mise en scène prend soin d’éviter tout temps mort : le spec­ta­cle file à 100 à l’heure. Le tout dans un état d’e­sprit bon enfant, un rien potache. Ils s’amusent et nous auri­ons tort de boud­er notre plaisir.