Travail et Révolte (Critique)

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Travail et RévolteIdée orig­i­nale et mise en scène : Gior­gio Carpintieri
Créa­tion lumière : Stéphan Meynet
Cos­tumes : Mile­na Tusa-Carpintieri

Avec :
Gia­co­mo Anas­tasi : cordes et chant,
Maud Ardi­et : harpe, accordéon, chant
Aude Carpin­tieri : chant
Pas­cal Bon­net : contrebasse
Eun-Young Yoon : claviers

Chan­sons ital­i­ennes de femmes révoltées

Notre avis :

Avec Tra­vail et Révolte, la com­pag­nie Solelu­na pro­pose de décou­vrir une par­tie du pat­ri­moine cul­turel ital­ien. Le spec­ta­cle reprend des chan­sons inter­prétées en par­ti­c­uli­er par des femmes pen­dant plusieurs péri­odes som­bres de l’histoire de l’Italie, leur per­me­t­tant d’exprimer leurs souf­frances mais aus­si leurs luttes.

Ces chan­sons ont sou­vent été détournées de leurs sens ini­tial en prenant même une con­no­ta­tion touris­tique au fil du temps, en rai­son de leurs textes par­fois légers au pre­mier abord. Tra­vail et Révolte reprend ces mélodies en resti­tu­ant leur car­ac­tère grave ini­tial tout en y asso­ciant l’expression d’une cer­taine vital­ité mal­gré les événe­ments évo­qués. Une voix off intro­duit cer­taines séquences et l’initiative qui con­siste à remet­tre au pub­lic la tra­duc­tion des textes inter­prétés est appréciable.

Aude Carpin­tieri au chant est agréable­ment accom­pa­g­née par plusieurs musi­ciens, dont cer­tains — Gia­co­mo Anas­tasi à la gui­tare et à la man­dole et Maud Ardi­et à la harpe et à l’accordéon — exploitent plusieurs instru­ments dont leur voix. Le mariage de ces dif­férentes voix sur cer­tains tableaux est har­monieux. Avec cette troupe, mal­gré le thème de la révolte, c’est bien le sourire qui domine à l’issue de la représentation.