Toujours aussi outrancière, Patti Lupone en diva venue d’Orient

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Patti LuPone dans The Ghosts of Versailles © DR

On sait de quoi est capa­ble Pat­ti Lupone dans le réper­toire de Broad­way ! Et, même si elle ne fréquente que rarement les scènes d’opéra, on se sou­vient qu’elle a tenu plusieurs rôles de (fort) car­ac­tère dans des œuvres à la fron­tière du genre lyrique, comme la Veuve Beg­bick dans Grandeur et déca­dence de la ville de Mahagonny de Kurt Weill ou la Vieille Dame dans Can­dide de Leonard Bernstein.

En févri­er 2015 à Los Ange­les, elle fai­sait ses débuts en Sami­ra dans The Ghosts of Ver­sailles, un grand opéra-bouffe de John Corigliano créé en 1991 au Met­ro­pol­i­tan Opera de New York. Selon elle, ce rôle — qui est en réal­ité un caméo de dix min­utes pour diva fan­tasque —, même s’il a été créé par la célébris­sime mez­zo-sopra­no améri­caine Mar­i­lyn Horne, n’est pas d’essence opéra­tique mais s’in­spire plutôt de Oum Kalthoum et de ses glis­sades vocales dans le style ori­en­tal. On pour­ra s’en con­va­in­cre en écoutant l’en­reg­istrement CD paru tout récem­ment (disponible sur le site d’Ama­zon), dont l’émis­sion « Le Grand Jour­nal de l’opéra » (sur France Musique) dif­fu­sait un extrait le 12 juin dernier (à par­tir de 1h26mn). Ou encore sur la bande-annonce du spec­ta­cle à l’Opéra de Los Ange­les (à par­tir de 1mn26s).

Et pour ren­dre encore plus hors-norme ce numéro exo­tique, la pro­duc­tion n’avait pas hésité à faire entr­er la Lupone assise sur le dos d’un éléphant mécanique rose !