Tintin et le Temple du Soleil : bientôt la version française ! — Conférence de presse à Charleroi

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Le visuel de Tintin et le temple du soleil © Hergé Moulinsart
Le visuel de Tintin et le tem­ple du soleil © Hergé/Moulinsart
Pen­dant que Kuif­je s’ap­prê­tait à inve­stir la scène du Stadss­chouw­burg d’An­vers, de nom­breuses audi­tions (aux­quelles Regard en Coulisse assis­tait) ont eu lieu à Charleroi et à Paris pour for­mer le cast fran­coph­o­ne de Tintin. Le 9 juil­let, le jury final­i­sait sa dis­tri­b­u­tion. De son côté, Didi­er Van Cauwe­laert ter­mi­nait l’adap­ta­tion française. Tout était prêt donc pour présen­ter offi­cielle­ment à la presse Tintin et le Tem­ple du Soleil.

Opti­misme et enthousiasme 
Devant un parterre de jour­nal­istes, c’est Guy Ras­sel, le directeur général du Palais des Beaux Arts, qui a d’abord pris la parole. Il a rap­pelé non sans humour que lorsqu’il y a un an il avait reçu la vis­ite des pro­duc­teurs de Tintin qui cher­chaient une salle pour la créa­tion française, son scep­ti­cisme ini­tial avait lais­sé place à une curiosité et un cer­tain intérêt devant l’en­t­hou­si­asme de ses inter­locu­teurs. Il a accep­té d’ac­cueil­lir cette gigan­tesque pro­duc­tion sachant qu’il allait devoir faire de gros travaux pour agrandir sen­si­ble­ment sa cage de scène pour­tant déjà l’une des plus larges et pro­fondes de Bel­gique. Après avoir assisté à la pre­mière de Kuif­je à Anvers le 15 sep­tem­bre, il est main­tenant très motivé et ras­suré même s’il s’at­tend à quelques moments dif­fi­ciles lors de la mise en place technique.

Wouter Boits, l’un des pro­duc­teurs, a ensuite insisté sur l’im­por­tance que représen­tait pour eux la ver­sion française de leur comédie musi­cale. Après sa créa­tion à Charleroi, cette pro­duc­tion est amenée à voy­ager dans la fran­coph­o­nie. Des con­tacts ont déjà été pris avec Genève, Montréal…mais aus­si Paris qui reste leur objec­tif numéro un. Le suc­cès du spec­ta­cle à Anvers attire de nom­breux pro­duc­teurs étrangers qui en ressor­tent tous séduits. Dans cer­tains cas, les négo­ci­a­tions sont très avancées et même en passe d’être final­isées. Con­scient de la réti­cence du pub­lic fran­coph­o­ne face aux comédies musi­cales théâ­tral­isées con­traire­ment au pub­lic néer­lan­do­phone, Wouter Boits sait qu’ils devront faire de sérieux efforts de com­mu­ni­ca­tion pour que Tintin ren­con­tre le même suc­cès pop­u­laire que Kuif­je à Anvers. Jusqu’à main­tenant la pro­gram­ma­tion la plus longue pour un spec­ta­cle musi­cal au Palais des Beaux Arts de Charleroi a été de deux semaines et c’é­tait La route fleurie avec Bourvil alors que Tintin est prévu pour au moins un mois et demi ! Mais il se veut con­fi­ant tout comme Frank Van Laecke, le met­teur en scène et l’un des ini­ti­a­teurs de l’adap­ta­tion de Tintin en comédie musi­cale, que l’on sent encore très ému par l’ac­cueil chaleureux que reçoit le spec­ta­cle tous les soirs. Frank a insisté sur la grande qual­ité des artistes qui com­posent le cast fran­coph­o­ne. Pour lui, ça ne fait aucun doute : la ver­sion française sera d’un très haut niveau.

Après avoir rap­pelé ses orig­ines fla­man­des et sa pas­sion pour l’u­nivers de Tintin, Didi­er Van Cauwe­laert a, quant à lui, exprimé toute sa joie d’avoir été choisi pour faire l’adap­ta­tion française et tout le plaisir qu’il y a pris. Il s’est sou­venu de son coup de coeur immé­di­at pour la musique de Dirk Brossé et la vision scéno­graphique de Frank Van Laecke. Il a fait part à l’as­sis­tance de toute son émo­tion et du bon­heur ressen­ti lors de la pre­mière de Kuif­je à Anvers. Il n’a pas caché son impa­tience d’en­ten­dre sa ver­sion par le cast de Charleroi. Souhait en par­tie exaucé puisque la con­férence de presse s’est ter­minée par l’in­ter­pré­ta­tion du final du spec­ta­cle (« Le soleil ») par les prin­ci­paux pro­tag­o­nistes de la dis­tri­b­u­tion fran­coph­o­ne accom­pa­g­nés pour l’oc­ca­sion par le com­pos­i­teur Dirk Brossé lui-même.

Quelques mots sur Tintin et Had­dock en VF 
Aucune « star » dans cette dis­tri­b­u­tion con­sti­tuée de Belges, Français et Cana­di­ens mais cer­tains ont déjà quelques jolies références à leur pal­marès. Pour deux d’en­tre eux, à peine quelques min­utes ont suf­fi pour con­quérir le coeur du jury : Vin­cent Heden (Tintin) et Frayne McCarthy (Had­dock). Nous avions déjà remar­qué le tal­ent de Vin­cent dans l’adap­ta­tion française de Titan­ic la comédie musi­cale de Mau­ry Yeston présen­tée à Liège en décem­bre dernier. Même s’il n’avait qu’un seul duo, il n’a lais­sé per­son­ne indif­férent. Quant à Frayne McCarthy, il a été choisi en 1991 par Claude-Michel Schön­berg pour jouer Mar­ius dans la pre­mière pro­duc­tion de la ver­sion française (hors ver­sion 1980) des Mis­érables à Mon­tréal, rôle repris quelques mois plus tard à Paris par Jérôme Pradon. Il a égale­ment joué dans quelques grandes comédies musi­cales comme West Side Sto­ry, Napoléon, My Fair Lady

A l’is­sue de la con­férence de presse, devant caméras et micros, les artistes ont répon­du à de nom­breuses inter­views. L’in­térêt et la curiosité des jour­nal­istes présents sem­blaient ras­sur­er les pro­duc­teurs. Pour eux et les créa­teurs du spec­ta­cle, l’aven­ture de Tintin et le Tem­ple du Soleil ne fait que commencer…