Tintin arrive à Paris ! — Le célèbre reporter débarque dans notre capitale

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Tintin et Milou ©DR
Tintin et Milou ©DR
Le 5 mars dernier, l’équipe de Tintin présen­tait à la presse ce spec­ta­cle qui s’an­nonce déjà comme un des évène­ments musi­caux de la ren­trée. Nick Rod­well (de la société Moulin­sart, déten­trice des droits d’Hergé), Didi­er Van Cauwe­laert (auteur de l’adap­ta­tion), Frank Van Laecke (met­teur en scène), Dirk Brossé (com­pos­i­teur), Seth Gaaike­ma (auteur des lyrics et du livret), Jacques Marouani (pro­duc­teur) ain­si que d’autres mem­bres de l’équipe de pro­duc­tion étaient là pour répon­dre aux ques­tions des journalistes.
Jacques Marouani, le pro­duc­teur du spec­ta­cle en France, a expliqué en guise de prélude qu’il a décou­vert Tintin lors de sa créa­tion en Bel­gique et qu’il a éprou­vé un véri­ta­ble coup de coeur pour ce spectacle.

Rap­pel des faits 
En 2001, sous l’im­pul­sion con­jointe des sociétés Tabas & Co et Moulin­sart, Tintin, le plus célèbre des reporters, devient un héros de comédie musi­cale sous la plume de Dirk Brossé (musique) et Seth Gaaike­ma (livret et lyrics). Désor­mais, les aven­tures du blondinet à la houppe se racon­tent en musique. Basé sur les albums Les 7 Boules de Cristal et Le Tem­ple du Soleil, cette nou­velle comédie musi­cale se crée le 15 sep­tem­bre 2001 au Stadss­chouw­burg à Anvers, en fla­mand. Le cast de Kuif­je — De Zon­netem­pel est mené par Tom Van Lan­duyt (Tintin), Henk Poort (Had­dock), Jacque­line Van Quaille (Castafiore) et Zohra et Zina (Milou). Le spec­ta­cle reçoit un for­mi­da­ble accueil de la cri­tique et du public.

Le 28 mars 2002, Kuif­je — De Zon­netem­pel devient Tintin et le Tem­ple du Soleil, et est joué au Palais des Beaux Arts de Charleroi par une troupe fran­coph­o­ne com­prenant notam­ment Vin­cent Heden (Tintin), Frayne Mc Carthy (Had­dock) et à nou­veau Jacque­line Van Quaille (et bien sûr Zohra et Zina…). Didi­er Van Cauwe­laert assure l’adap­ta­tion française du livret et des lyrics. Le spec­ta­cle est un tri­om­phe et se joue jusqu’au 2 juin. Il était donc naturel que cette ver­sion française arrive un jour à Paris. Ce sera désor­mais chose faite à par­tir du 19 sep­tem­bre prochain.

Un lieu créé pour l’occasion 
Pour accueil­lir Tintin et ses 64 décors (dont une chute d’eau), il fal­lait un lieu unique que la pro­duc­tion a décidé de créer à la Porte d’Au­teuil. Cet « Espace Tintin », qui sera en fait une gigan­tesque struc­ture démontable, pour­ra con­tenir 3000 spec­ta­teurs. Une scène de 1000 m² accueillera les 110 per­son­nes (dont une quar­an­taine de comé­di­ens) néces­saires au spectacle.
Sous la direc­tion de Cather­ine Feff (respon­s­able notam­ment de l’ha­bil­lage tri­col­ore de l’Arc de Tri­om­phe), l’E­space Tintin aura de l’ex­térieur les apparences de Moulin­sart, et à l’in­térieur, ressem­blera à tout théâtre clas­sique « avec de con­fort­a­bles fau­teuils de velours rouge, nous ras­sure Jacques Marouani. »

De vrais musi­ciens dans la fosse 
Con­traire­ment à la plu­part des spec­ta­cles musi­caux français, Tintin aura de véri­ta­bles musi­ciens dans la fos­se. « C’est avec une très grande fierté que nous vous annonçons que tout est live, rien n’est pré-enreg­istré, déclare Dirk Brossé, le com­pos­i­teur. Il y aura 16 musi­ciens en tout. »
Pour le spec­ta­cle français, de nou­veaux arrange­ments ont été créés par Car­olin Petit (Roméo et Juli­ette) don­nant une sonorité plus ‘pop’. « Une dizaine de chan­sons ont été retra­vail­lées pour ‘l’or­eille française’ explique Brossé. » Le sin­gle « Le soleil » devrait sor­tir en sep­tem­bre, l’al­bum devrait suivre.

Vin­cent Heden reprend le rôle de Tintin 
Con­cer­nant la dis­tri­b­u­tion, Frank Van Laecke, le met­teur en scène, explique que près de 80 % de la dis­tri­b­u­tion de Charleroi devrait être con­servée mais que pour l’in­stant, seuls les noms de Vin­cent Heden (Tintin) et Jacque­line Van Quaille (Castafiore) sont annon­cés officiellement.
Le cast­ing com­plet devrait être annon­cé à la fin de l’été, et la pro­duc­tion prévoit une nou­velle con­férence de presse avec toute la distribution.

Tintin à Paris 
Paris mar­que une nou­velle étape dans le par­cours de cette comédie musi­cale. « C’est un cadeau pré­cieux que d’être à Paris, déclare Frank Van Laeke. C’est une ville qui respire le théâtre… ». Nick Rod­well, de Moulin­sart, renchérit : « Je suis sûr, du moins j’e­spère, que le pub­lic va accueil­lir cette comédie musi­cale comme elle le mérite… Et soyez gen­tils avec nous, ajoute-t-il à l’at­ten­tion des journalistes. »
Et lorsque ceux-ci deman­dent à Jacques Marouani, pro­duc­teur français, s’il s’in­quiète de la con­cur­rence de la ren­trée en matière de comédies musi­cales, il répond sans hésiter. « Pas du tout ! Nous nous appar­en­tons plus à la comédie musi­cale anglo-sax­onne. Sur Tintin, il n’y a pas de bande son, ni de play-back, il y a 64 décors… On n’est donc pas dans le même domaine et de toute façon, il y a de la place pour tout le monde… »