Thomas Ronzeau, sur les traces de Boris Vian

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Thomas Ronzeau © DR

Thomas Ronzeau, quel est  votre parcours ?
J’ai com­mencé à me for­mer en 2007 dans une école d’art dra­ma­tique puis au con­ser­va­toire du IXème arrondisse­ment de Paris où je me suis for­mé égale­ment au chant et à la danse. J’ai com­mencé ma car­rière avec le spec­ta­cle musi­cal Le Bar des Etoiles. Puis je me suis retrou­vé très vite sur les planch­es de comédies musi­cales jeune pub­lic comme Les Aven­tures de Ros­alie, Robin des Bois, ou encore Kid Manoir. Entre temps je suis revenu à mes pre­mières amours : le théâtre. J’ai joué des pièces du réper­toire clas­sique de Molière, mais aus­si dif­férentes pièces con­tem­po­raines. Depuis fin 2012, j’ai rejoint en tant que chanteur et danseur les troupes de music-hall de Michou Dor­lane et La Ruche Gour­mande. En par­al­lèle, entre 2010 et 2012 j’ai co-écrit avec Camille Fab­re mon pre­mier spec­ta­cle musi­cal Le Bois de Boris qui sera pro­gram­mé en 2013 au Théâtre de la Reine Blanche.

Com­ment est né ce pro­jet de comédie musi­cale autour du réper­toire de Boris Vian ?
L’idée est venue un peu par hasard ! Je pré­parais une audi­tion pour la comédie musi­cale Cabaret avec mon ami pianiste Sébastien Ménard. On tra­vail­lait sur une chan­son de Boris Vian,  « J’coûte cher », et au fil de la répéti­tion nous sommes par­tis en « boeuf » sur d’autres airs de cet auteur. Au bout de deux heures il m’a dit : « Ce serait quand même sym­pa qu’on monte un spec­ta­cle avec ces chan­sons !». Du coup, l’idée s’est vite mise en place dans ma tête et en par­tant de chez lui, j’ai rejoint mon amie Camille Fab­re à qui j’ai exposé l’idée et je lui ai pro­posé de se lancer dans l’aventure à mes cotés. Le soir même, on avait les per­son­nages et la trame du spec­ta­cle. C’était il y a plus de deux ans et Le Bois de Boris venait de naître !

Pourquoi avoir choisi Vian ?
Toute mon enfance a été baignée dans le jazz. Mon père jouait du piano dans les plus grands clubs de jazz de la cap­i­tale, et a organ­isé d’innombrables soirées à la mai­son. Alors évidem­ment pour moi Boris Vian est venu de manière très naturelle. Je suis un fan de cet artiste qui à mon sens était un génie de son époque !

Ne craignez vous pas d’être com­paré aux autres spec­ta­cles réal­isés sur lui ?
Absol­u­ment pas, dans la mesure où le Bois de Boris ne traite pas du tout de Boris Vian. Nous voulions utilis­er ses textes et ses chan­sons pour servir notre his­toire, lui don­ner un univers qui se rap­proche un max­i­mum du sien. Même pour le titre du spec­ta­cle nous avons fait en sorte de nous démar­quer en util­isant « Boris » et non « Vian » comme le font la grande majorité des gens qui mon­tent des spec­ta­cles sur lui.  Ce n’est pas un spec­ta­cle réal­isé sur lui, mais plutôt avec lui.

Com­ment avez-vous com­posé l’équipe ?
Toute l’équipe artis­tique s’est com­posée très naturelle­ment. En ce qui con­cerne le pianiste, Sébastien Ménard, et la direc­trice vocale, Camille Fab­re : ils sont à l’origine de ce pro­jet.  Pour la mise en scène, Guil­laume Beau­jo­lais s’est imposé de manière logique : en plus d’être amis nous avons déjà beau­coup tra­vail­lé ensem­ble et je le con­nais­sais déjà en tant que met­teur en scène et directeur d’acteurs. Il a choisi de se faire assis­ter par Ted­dy Jacquier qu’il a décou­vert en tant que scé­nar­iste. Ted­dy a un univers bien mar­qué, et est un grand « plus » pour le spec­ta­cle ! La choré­graphe Aurélie Col­in vient de l’univers du music-hall, elle tra­vaille d’ailleurs au Lido et sur dif­férentes revues. J’avais déjà dan­sé ses choré­gra­phies dans La Vie parisi­enne et je ne pou­vais qu’être con­va­in­cu de son tra­vail ! Enfin pour les cos­tumes nous avons la chance de tra­vailler avec un grand styl­iste de mode, Eymer­ic François qui tra­vaille un peu partout dans le monde.

Com­ment avez-vous choisi les comédiens ?
Pour cer­tains, nous avons écrit les rôles en pen­sant à eux alors nous étions ravis avec Camille qu’ils acceptent de nous suiv­re. Le reste de l’équipe a accep­té très vite et avec beau­coup d’enthousiasme. Je pense que ce spec­ta­cle est une his­toire de coups de cœurs et les artistes qui en font par­tie en sont la preuve. Je suis exces­sive­ment fier que notre texte soit défendu par une équipe si talentueuse !

Com­ment définiriez-vous le spectacle ?
Le Bois de Boris
est une par­en­thèse mon­trant l’évolution de six per­son­nages, le temps d’une nuit. Cette nuit se passe dans un bois, le Bois de Boris. L’histoire s’ap­puie sur les chan­sons et surtout les textes de Boris Vian.  Évidem­ment, même si l’histoire est com­plète­ment orig­i­nale,  nous sommes plongés dans une ambiance qui se rap­proche beau­coup de son univers grâce à ses musiques. C’est vrai­ment une pièce où l’on passe du rire aux larmes. Le Bois de Boris vous implique et vous lie à la vie des ses six per­son­nages com­plète­ments dif­férents les uns des autres. Vous les aimerez pour cer­tains, les détesterez pour d’autres. Mais une chose est sûre vous ne ressor­tirez pas indemne de cette nuit dans notre bois…

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