Thomas Maurion : le trublion Tonino de Cendrillon

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Thomas Mau­ri­on dans le rôle de Toni­no (Pho­tographe : Matthieu Dortomb)

Racon­tez-nous un peu votre par­cours et cette expérience.
Tout a com­mencé quand je suis mon­té à Paris pour suiv­re des cours de comédie, j’ai inté­gré une école de ciné­ma quand j’ai décroché la voix de Tintin pour des jeux vidéos. Ensuite, tout s’est enchaîné, j’ai com­mencé à pass­er des audi­tions, à décrocher des rôles dans des séries (comme Pro­fi­lage ou Famille en ligne pour TF1) et au théâtre avec Torch Song trilo­gie au 20ème théâtre. Ce fut ma pre­mière vraie expéri­ence au théâtre qui m’a per­mis de ren­con­tr­er mon agent actuel. Ensuite, j’ai par­ticipé à Belles Belles Belles à l’Olympia. J’en garde un très joli sou­venir, notam­ment sur un plan humain où j’ai ren­con­tré des amis que je garde encore pré­cieuse­ment aujour­d’hui, mais aus­si sur un plan pro­fes­sion­nel. Nous avons suivi six mois de for­ma­tion en danse et en chant. Ce fut extrême­ment enrichissant.

Com­ment avez-vous décou­vert la comédie musicale ?
Quand j’avais cinq ans, mes par­ents m’ont emmené voir Emi­lie Jolie et ce fut une véri­ta­ble révéla­tion. C’est là que j’ai su que je voulais faire ce méti­er. J’en garde un sou­venir très ému. Et puis, j’ai eu la chance de beau­coup voy­ager en Angleterre et aux USA où j’ai vu pas mal de comédies musi­cales comme Les Mis­érables ou Cats.  D’ailleurs, j’ai gardé cette habi­tude. Dernière­ment, je suis allé voir Shrek à New York, Sis­ter Act et Hair­spray à Lon­dres. Je suis amoureux des comédies musi­cales à l’anglo-saxonne.

Quel rôle rêvez-vous de jouer ?
Le rôle de Pinoc­chio, dans Shrek. C’est un rôle comique, très drôle, avec une part belle à la comédie et à l’humour. Les rôles de jeunes pre­miers comme Mar­ius dans Les Mis­érables ne m’intéressent pas. J’aime les rôles comiques où on peut créer autour.

Le rôle de Toni­no  va dans ce sens d’ailleurs, com­ment l’avez-vous décroché ?
Je con­nais­sais Agnès Boury pour avoir tra­vail­lé avec elle sur Panique à bord en rem­place­ment de Vin­cent Heden et sur Les Hors la loi. C’est elle qui est venue m’en par­ler quand elle était en cast­ing. Elle m’a demandé de venir audi­tion­ner. Elle pen­sait que je pou­vais apporter ma pâte au personnage.

Com­ment avez-vous abor­dé le fait de jouer pour des enfants ? 
On a abor­dé le spec­ta­cle comme n’importe quelle autre pièce. Cen­drillon sort un peu du lot des spec­ta­cles pour enfants car il y a assez peu d’interactivité avec les enfants. En revanche, le spec­ta­cle joue sur le côté décalé, car­toonesque, et pro­pose plusieurs degrés de compréhension.

Votre per­son­nage a été créé pour cette ver­sion, com­ment avez-vous tra­vail­lé avec Agnès Boury ?
C’est un bon­heur de tra­vailler avec elle. Toute la troupe s’est tout de suite mise au tra­vail sans réserve. Elle encour­age toutes les audaces et assume tout à fait le côté pre­mier degré de la pièce. Agnès Boury a son univers, ses idées aux­quelles j’adhère com­plète­ment. Ce qui est très agréable quand on tra­vaille avec elle, c’est qu’elle nous laisse beau­coup de lib­erté, tout en nous recad­rant. Elle a le don de met­tre les artistes en confiance.

On vous voit régulière­ment dans Chante, une série dif­fusée le same­di matin. Le tra­vail sur la comédie est-il très dif­férent sur une série que sur un spec­ta­cle comme Cen­drillon ?
La dif­férence entre les deux est colos­sale. Pour Cen­drillon, nous avons dis­posé de deux mois de répéti­tions alors que pour une série, le rythme est très ser­ré, il faut être effi­cace dès la pre­mière prise. Pour Cen­drillon, nous avons eu le temps de fouiller nos per­son­nages, de chercher, de tester. De plus, nous con­tin­uons encore de les faire évoluer. Le spec­ta­cle vivant est per­fectible, on peut tou­jours peaufin­er, alors que pour une série quand c’est tourné, c’est tourné… Ce sont deux mon­des très dif­férents, mais je passe de l’un à l’autre en m’adaptant sans difficulté.

Que vous apporte cette expérience ?
C’est un vrai bon­heur de tra­vailler avec Agnès dont j’admire le tra­vail, de jouer à Mogador que j’ai décou­vert pour la pre­mière fois en 1993 en y voy­ant Star­ma­nia. C’est une expéri­ence de scène très for­ma­trice, le rôle est génial. Je con­tin­ue d’apprendre en jouant. Je prends aus­si plaisir à retrou­ver les enfants à la sor­tie des artistes. Leur réac­tion est très touchante. C’est un pub­lic très ent­hou­si­aste et sincère.

Avez-vous d’autres pro­jets à venir ?
Oui, après Cen­drillon, je vais tourn­er la sai­son 4 de la série Chante, ain­si qu’un télé­film au mois de mars. Je pré­pare égale­ment plusieurs pro­jets pour la ren­trée prochaine.