The Rocky Horror (Picture) Show — Rock, sexe, farces et attrapes

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Une scène du Rocky Horror Picture Show ©DR
Une scène du Rocky Hor­ror Pic­ture Show ©DR

Une comédie musi­cale de Richard O’Brien

Créa­tion
Le 16 juin 1973 au Roy­al Court The­atre Upstairs à Londres

Prin­ci­pales chansons 
Sci­ence Fic­tion — Dammit Janet — Over At The Franken­stein Place — Time Warp — Sweet Trans­ves­tite — Sword Of Damo­cles — I Can Make You A Man — What­ev­er Hap­pened To Sat­ur­day Night ? — Toucha-Toucha-Touch Me — Once In A While — Eddie’s Ted­dy — Rose Tint My World — Don’t Dream It, Be It — Wild And Untamed Thing — I’m Going Home — Super Heroes

Syn­op­sis
Suite à une panne de voiture, Brad Majors et Janet Weiss, un jeune cou­ple un peu coincé, trou­ve refuge dans un manoir isolé. Ils sont accueil­lis par un hôte très étrange, une sorte de savant fou : le Dr. Franck­’N’­Furter, un trav­es­ti totale­ment déjan­té. En cette nuit spé­ciale, celui-ci a con­vo­qué ses amis, les Tran­syl­va­ni­ans pour leur révéler le résul­tat de ses travaux. En effet, il vient de don­ner nais­sance à une toute nou­velle créa­ture : Rocky, l’homme par­fait. Une soirée inou­bli­able se pré­pare pour Brad et Janet…

Le Thème
Con­cer­nant le thème, le Rocky Hor­ror Show peut être com­paré à la Petite Bou­tique des Hor­reurs. A l’in­star de cette dernière, il reprend des élé­ments pro­pres aux films d’hor­reur tra­di­tion­nels de série B (panne de voiture, château isolé, pluie, nuit, ambiance macabre…). Le traite­ment de ces divers élé­ments est, quant à lui, totale­ment décalé. Les per­son­nages sont poussés à l’ex­trême : le crim­i­no­logue faisant office de nar­ra­teur oscille entre sobriété et folie intense, Franck est à la fois savant fou, trav­es­ti, bisex­uel… Sous le prisme de l’hu­mour, on recon­naî­tra toute­fois des références à Franken­stein et Dracula.

L’his­toire der­rière l’histoire 
Au début des années 70, Richard O’Brien, artiste de sec­ond plan dans l’u­nivers des comédies musi­cales, com­pose une oeu­vre très « rock« inspirée des films d’hor­reurs. Ecrit en 6 mois, la pre­mière mou­ture s’ap­pelle « They came from Den­ton High ». En 1973, elle devient le Rocky Hor­ror Show et est créée, le 16 juin, par une petite troupe. La dis­tri­b­u­tion orig­inelle com­prend, entre autres, Tim Cur­ry (Dr Franck­’N’­Furter) ain­si que Richard O Brien lui-même, dans le rôle du servi­teur, Riff-Raff.

Par la suite, la comédie musi­cale con­naît un suc­cès impor­tant qui lui vaut l’in­térêt de la 20th Cen­tu­ry Fox.

Dès 1975, le Rocky Hor­ror Show est adap­té au ciné­ma et devient ain­si le Rocky Hor­ror Pic­ture Show, sous la direc­tion de Jim Shar­man. Tim Cur­ry et Richard O’Brien sont de la par­tie dans les rôles qu’ils con­nais­sent bien. La dis­tri­b­u­tion com­prend égale­ment Bar­ry Bost­wick (Brad) ain­si qu’une actrice débu­tante, Susan Saran­don, dans le rôle de Janet.
Après un suc­cès mit­igé, le Rocky Hor­ror Pic­ture Show devient, de manière inat­ten­due, un véri­ta­ble phénomène, sous l’im­pul­sion de quelques fans. Pro­gres­sive­ment, un grand nom­bre de spec­ta­teurs vient voir et revoir le film, apprenant les répliques par coeur. Dans les salles, ils jouent le film pen­dant le film. Désor­mais, les pro­jec­tions, au-delà des fron­tières, se trans­for­ment en véri­ta­ble fête où le pub­lic vient, en bande, armé de divers ingré­di­ents : riz, eau, papi­er jour­nal, bri­quet, gant de cui­sine… Les fans inven­tent des répliques qui répon­dent aux dia­logues du film. Une tra­di­tion est née et la comédie musi­cale est dev­enue culte…

Ver­sions de référence 
On dénom­bre pas moins de 25 enreg­istrements dif­férents de la comédie musi­cale. Par­mi les CD, on peut citer :

- The Com­plete Rocky Hor­ror Pic­ture Show 

- Rocky Hor­ror Show — Lon­don Cast Recording

- Rocky Hor­ror Collection 

Et bien enten­du, le film lui-même (vidéo ou DVD) réédité pour les 25 ans de la création.