The Grand Budapest Hotel (Critique)

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thegrandbudapesthotelÉcrit et réal­isé par Wes Anderson.
Avec Ralph Fiennes, Til­da Swin­ton, Jude Law, F. Mur­ray Abra­ham, Willem Dafoe, Math­ieu Amal­ric, Adri­an Brody, Har­vey Keitel…

Musique : Alexan­dre Desplat.

Sor­tie : le 26 févri­er 2014.

Gus­tave H, l’homme aux clefs d’or de ce grand hôtel européen, ini­tie le jeune « zéro » à son dif­fi­cile méti­er (où il faut savoir don­ner de sa per­son­ne). Tout s’emballe lorsqu’une riche cliente décède. Qui a fait le coup ? Sa famille est d’au­tant plus sur les dents que le tes­ta­ment lègue les biens à Gus­tave. Une folle, périlleuse et rocam­bo­lesque course pour­suite débute.

Notre avis : Couron­né par le prix du jury lors du dernier fes­ti­val de Berlin, ce nou­v­el opus de Wes Ander­son est un bon­bon acidulé, une farce jubi­la­toire qui rem­plit par­faite­ment son office. Une cas­cade d’ac­teurs joue à fond le décalage, par­ti­c­ulière­ment à l’aise dans l’u­nivers gen­ti­ment déjan­té du cinéaste. Bâtie comme un dou­ble flash-back (mais pas de souci, il est très facile de s’y retrou­ver), cette intrigue tourne autour de Mon­sieur Gus­tave, inter­prété par Ralph Fiennes, qui ne se départ jamais de son flegme tant qu’il a à portée de main son par­fum « Air de panache ». Dans l’en­tre-deux-guer­res, évo­quant la mon­tée des extrémismes, tout con­court à faire pass­er un excel­lent moment : un diver­tisse­ment intel­li­gent qui ne manque pas de raf­fine­ment et est porté, presque d’un bout à l’autre, par la musique d’Alexan­dre Desplat, un fidèle du réal­isa­teur. Fidèles égale­ment ses comé­di­ens, rejoints ici par des vedettes inter­na­tionales. Jouant sur les for­mats (le ciné­mas­cope côtoie le 1/33 d’an­tan), avec des effets spé­ci­aux qui sem­blent sor­tis du car­ton à cha­peau de Méliès, un réc­it mené avec un humour con­stant, pétil­lant et tein­té d’une cer­taine mélan­col­ie. Une jolie his­toire bien folle dans laque­lle on s’aven­ture avec délec­ta­tion. À voir !