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Critique : The breasts of Tiresias

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Breast of Tiresias 19 08 2010 119Adap­ta­tion d’après Les Mamelles de Tirésias de Guil­laume Apollinaire
Une comédie musi­cale surréaliste
Mise en scène : Eric Wallach
Avec ThomaS Land­bo, Astrid Bay­i­ha, Madeleine Besson, Emi­lie Chevril­lon et Sébastien Vion
Séver­ine For­tune : Costumes
Zora Mann : Décors
Vir­ginie Fre­mont : Scénographie
Jere­my Bern­stein : Compositeur
En anglais avec sur-titres

Pho­to © Ale­jan­dro Guerrero

Les mamelles de Tirésias, pièce sur­réal­iste savoureuse­ment mise en musique par Fran­cis Poulenc, a inspiré Eric Wal­lach, met­teur en scène améri­cain. Exit la musique orig­i­nale, cette comédie musi­cale s’orne de com­po­si­tions orig­i­nales ain­si que d’évo­ca­tions divers­es. Les comé­di­ens évolu­ent autant sur la scène que dans la salle, cra­pahutant de fau­teuils en fau­teuils. Voilà qui sied avec l’aspect icon­o­claste de cette fable anti­mil­i­tariste et fémin­iste, écrite durant la pre­mière guerre mon­di­ale. Rap­pelons l’in­trigue : Thérèse en a soupé de la vie pépère. Ses seins s’en­v­o­lent et la voilà dev­enue homme : Tirésias. Son mari ne la recon­naît pas et, dans un acte volon­taire, devient enceint de 40 049 enfants qu’il met au monde en une seule nuit, tout en essayant de résis­ter aux avances pres­santes d’un policier.

Bref un joyeux bazar qui fit, en son temps, scan­dale. Aujour­d’hui, en util­isant la trame et une par­tie du texte, Eric Wal­lach offre une vision pas si décalée que cela. Les par­ties musi­cales n’ont par­fois qu’un lien tenu avec l’in­trigue, qu’im­porte, surtout lorsqu’elles sont inter­prétées par Madeleine Besson opu­lente chanteuse R&B à la très belle voix. Ensuite l’ex­er­ci­ce de style peut paraître un peu vain, même si l’én­ergie dépen­sée par une troupe sur­voltée se com­mu­nique facile­ment à qui vient sans a pri­ori.