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Tap dogs (Critique)

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tap-dogsLes Tap Dogs ce sont huit jeunes gail­lards bien de notre temps en jeans déchirés et chemis­es de bûcherons qui frap­pent le bois et la tôle d’acier d’un décor post-indus­triel. Véri­ta­bles ath­lètes de la scène, bour­rés de tal­ent et d‘humour, ils libèrent une énergie com­mu­nica­tive qui élec­trise le pub­lic toutes généra­tions con­fon­dues. Le cock­tail est explosif : rythme, vir­tu­osité, énergie souri­ante et optimisme.

Notre avis : Voilà un con­cen­tré d’énergie… Six artistes se démè­nent pen­dant une heure et demie qua­si­ment sans repren­dre leur souf­fle et sou­vent coupant le nôtre. Leurs cla­que­ttes spec­tac­u­laires et énergiques, qui feraient pass­er Gene Kel­ly pour un agréable danseur de salon, per­cu­tent, choquent, éclaboussent. Ce type de cla­que­ttes de rue pos­sède ses maîtres, son lan­gage et la troupe de Tap Dogs main­tient le cap. C’est une vio­lence dénuée de vul­gar­ité dont il est ques­tion : tout passe dans le fait de frap­per le sol, dans un rythme par­fait. Rien ne dépasse de ce show mil­limétré, c’est un peu la lim­ite du genre. La troupe, fort agréable sur­prise, n’est pas com­posée de bel­lâtres, mais d’un mélange de physiques qui rap­pel­lent un peu le cast­ing de The Full Mon­ty. Ces sportifs ont en com­mun un sens du rythme, de l’écoute et un per­fec­tion­nisme à toute épreuve. La présence fémi­nine est musi­cale puisque deux per­cus­sion­nistes vien­nent com­pléter la for­ma­tion (même si l’essentiel de la bande son est sur bande). Un spec­ta­cle tonique, comme le veut la tradition.