Swing Baby Swing (Critique)

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Cla­que­ttes, danse jazz, swing et romance
Une comédie roman­tique jouée, chan­tée et dan­sée par Anna Scott
Texte, musiques, choré­gra­phies et mise en scène : Anna Scott
A la gui­tare : Yves Brouqui
Scéno­gra­phie et décors : Ade­line Gauvreau
Con­seil artis­tique : Marie Duisit

Artiste atyp­ique, admi­ra­trice pas­sion­née de Fred Astaire, Diane galère de petits boulots en petits boulots, à la pour­suite de son rêve : arriv­er à trou­ver un pro­duc­teur pour le spec­ta­cle en solo qu’elle a écrit et qu’elle répète avec acharne­ment depuis des mois. Mais les temps sont durs et la voilà oblig­ée d’ac­cepter un job un peu spécial …

Notre avis :
Ce seul-en-scène créé au fes­ti­val d’Avignon 2012 se présente comme une comédie musi­cale con­tem­po­raine voulant garder l’esprit de celles des années 1940, que l’on annonçait à ren­fort de « 100% chant, 100% danse, 100% comédie ! ». Côté comédie, on peine à s’intéresser aux émois un peu sim­plistes et aux épanche­ments trop naïfs du per­son­nage de Diane Mar­let (« comme Bob, mais avec un t à la place du y ») et le tem­po général pâtit d’un lieu d’action unique, d’un texte trop nar­ratif, des dis­pari­tions répétées du per­son­nage qui lais­sent le pub­lic sans rien à voir et d’un télé­phone (fixe !) avec répon­deur qui sonne trop. Côté chant, on regrette l’utilisation d’un accom­pa­g­ne­ment enreg­istré mais la voix ronde d’Anna Scott et les sonorités jazzy de ses com­po­si­tions appor­tent ce qu’il faut de sen­si­bil­ité et de charme. Mais c’est incon­testable­ment la danse qui révèle toute l’énergie de la créa­trice et inter­prète du spec­ta­cle, et en par­ti­c­uli­er avec des numéros de cla­que­ttes pétil­lants, exé­cutés avec style et personnalité.