Steve Hanley — L’été indien au Québec

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Steve Hanley ©DR
Steve Han­ley ©DR
À quel moment avez-vous décidé de vous diriger vers la comédie musi­cale ?
J’ai vu mes pre­miers films musi­caux très jeune, les films avec Gene Kel­ly, entre autres. Aus­sitôt j’ai su que c’est dans ce domaine que je voudrais tra­vailler. J’avais env­i­ron six ans.

Vous avez par­ticipé à la comédie musi­cale Chica­go. Com­ment avez-vous vécu cette expéri­ence ?
C’est la plus grande expéri­ence que j’ai vécue, artis­tique­ment par­lant : être dirigé par des pro­fes­sion­nels de Broad­way, qui ont une tech­nique, un per­fec­tion­nisme fou. Ca tourne au quart de tour. Tout est cal­culé. Les répéti­tions sont très pré­cis­es. C’est extra­or­di­naire d’avoir eu la chance de tra­vailler avec ces gens. D’au­tant plus que je me suis retrou­vé à être la dou­blure d’un des per­son­nages prin­ci­paux (Bil­ly Fly­nn), rôle tenu par Antho­ny Kavanagh puis Stéphane Rousseau. Avec, en prime, le fait d’avoir tra­vail­lé avec le met­teur en scène new-yorkais Scott Far­ris, Chica­go fut pour moi un très beau cadeau.

Vous avez pour­suivi votre par­cours avec Cabaret et My Fair Lady qui ont obtenu beau­coup de suc­cès…
Pour Cabaret, j’é­tais la dou­blure de Joël Legendre, pour le rôle de Hans. J’ai aus­si refait ce même rôle, mais cette fois-ci dans la ver­sion anglaise, présen­té par le Cen­tre des arts Saidye Bronf­man en août 2005. C’é­tait assez par­ti­c­uli­er de jouer le même spec­ta­cle dans les deux langues. Pour My Fair Lady, je vais quit­ter la pro­duc­tion très bien­tôt pour les répéti­tions de Dassin : la grande fête musi­cale.

Par­lez-nous de cette aven­ture.
C’est vrai­ment un hom­mage à Joe Dassin et non un spec­ta­cle biographique comme l’ont été Elvis Sto­ry ou Dal­i­da, une vie. Il n’y a per­son­ne qui incar­ne Joe Dassin sur scène. Nous sommes dix inter­prètes qui allons chanter avec plaisir les joyeuses chan­sons de Dassin. C’est un grand spec­ta­cle ; plus on avance dans les répéti­tions, plus on se rend compte que c’est grandiose. Il y a presque une inter­ac­tiv­ité avec le pub­lic. La mag­nif­i­cence du spec­ta­cle, les décors et les éclairages sont grandios­es. C’est une aven­ture extra­or­di­naire.

Étiez-vous déjà un fan de Joe Dassin ?

La troupe de Dassin ©Laurence Labatt
La troupe de Dassin ©Lau­rence Labatt
A vrai dire, Dassin a bercé mon enfance car mes par­ents étaient très fans. C’est assez drôle car le sou­venir que j’ai de Dassin me ren­voie à des dimanch­es matins ensoleil­lés, lorsque mes par­ents net­toy­aient la mai­son et que je con­nais­sais pra­tique­ment toutes les chan­sons. C’est un bon­heur pour moi de retrou­ver ces chan­sons de ma jeunesse.

Dassin : La grande fête musi­cale en France, ça se con­cré­tise ?
C’est en cours de dis­cus­sion. Je pré­sume que, au niveau des pro­duc­teurs, cela doit représen­ter beau­coup de négo­ci­a­tions. Je ne vois pas pourquoi nous ne par­tiri­ons pas en tournée car Dassin : La grande fête musi­cale est assez inter­na­tion­al. C’est vrai­ment un spec­ta­cle cadeau donc je pense que tout le monde apprécierait.

Un autre spec­ta­cle sur Joe Dassin inti­t­ulé Salut Joe ! sera présen­té en France. Qu’en pensez-vous?
Le spec­ta­cle Salut Joe ! n’est pas un spec­ta­cle autorisé par la famille Dassin, con­traire­ment à Dassin : La grande fête musi­cale qui est pro­duit par l’équipe Spec­tra, en col­lab­o­ra­tion avec les fils de Joe Dassin. Par ailleurs, l’un d’eux inter­prétera une chan­son dans la plu­part des spec­ta­cles.

Quels sont vos pro­jets futurs ?
Évidem­ment un CD. En ce moment, nous faisons la sélec­tion des morceaux avec Richard Bel­humeur, mon col­lab­o­ra­teur de tou­jours avec qui j’ai écrit beau­coup de chan­sons. Le pro­jet est déjà là depuis un moment mais, actuelle­ment, je me sens tout à fait mature pour le faire. Ce sera dans le style musi­cal de « lounge-jazzy-pop ». Un style très peu util­isé, en français, au Québec. Je vais m’y met­tre totale­ment début 2007 pour une sor­tie à la fin de l’an­née ou début 2008. Mais rien n’est coulé dans le béton.

Le site du spec­ta­cle
Du 5 au 22 octo­bre (Théâtre Capi­tole — Québec)
Du 8 au 26 novem­bre (Théâtre St-Denis — Mon­tréal)