Stephen Roberts : Danser avec Mary Poppins !

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Stephen Robert © DR

Mary Pop­pins est votre pre­mière tournée « nord-améri­caine », com­ment en êtes-vous arrivé à inté­gr­er cette troupe ?
Cette troupe dont je fais par­tie a débuté les répéti­tions en décem­bre 2011 à New York. Ce qui est mer­veilleux, c’est que nous avons pu appren­dre le spec­ta­cle au même moment et tous ensem­ble. De plus, les artistes qui ont fait la tournée avant nous ont pu apporter leur aide à ceux qui n’avaient pas l’ex­péri­ence de tournée. Lorsqu’un comé­di­en est en tournée, la troupe devient sa nou­velle famille, car nous devenons très proches les uns des autres par les échanges que nous avons sur une base quotidienne.

Vous êtes l’  « Assis­tant Dance Cap­tain » de la comédie musi­cale Mary Pop­pins. En quoi cela consiste ?
Un « Assis­tant Dance Cap­tain » aide le « Dance Cap­tain » à don­ner des notes et des cor­rec­tions aux mem­bres de l’ensemble. C’est notre tra­vail de main­tenir l’intégrité des numéros de danse et de tous mou­ve­ments de groupe sur scène. Quand nous apercevons un prob­lème avec un mou­ve­ment ou la choré­gra­phie, nous essayons de trou­ver une solu­tion pour aider les comé­di­ens à régler ce prob­lème tout en prenant en con­sid­éra­tion les inten­tions du met­teur en scène et du choré­graphe. Ensuite, nous tra­vail­lons avec le régis­seur pour trou­ver des solu­tions pour aider les comédiens(nes). Égale­ment, nous enseignons aux dou­blures tous les mou­ve­ments de danse qu’ils doivent savoir. Si le choré­graphe pou­vait voy­ager en tournée avec nous, c’est lui qui accom­pli­rait ces tâch­es. Mais, parce que l’équipe de créa­tion ne fait pas la tournée, c’est nous qui nous char­geons de main­tenir ses intentions.

Êtes-vous con­tin­uelle­ment en appren­tis­sage côté danse ?
Nous avons appris toutes les dans­es pen­dant les répéti­tions à New York. Pen­dant ces répéti­tions tech­niques, quelques mod­i­fi­ca­tions ont été apportées et après le soir de la pre­mière, le spec­ta­cle était fixé — c’est-à-dire qu’il ne change plus -. La cohérence fait par­tie des spec­ta­cles de tournée. Nous nous efforçons de présen­ter le même show en tout temps, chaque fois que nous sommes sur scène et ce, du pre­mier jusqu’au dernier spectacle.

Vous êtes, aus­si, la dou­blure de Bert. Avez-vous le plaisir de jouer ce rôle régulièrement ?
J’ai joué Bert trois fois à Las Vegas. Pour moi, être une dou­blure est un grand défi autant qu’un grand hon­neur. J’aime dire que « le pre­mier spec­ta­cle » que j’ai fait comme dou­blure de Bert com­por­tait quelques erreurs. Mais au deux­ième, j’en avais déjà réglé plusieurs. Et, finale­ment,  au troisième, je jouais un Bert comme il devait l’être.

S’adapter à une vie de tournée, c’est un proces­sus facile ?
J’aime dormir dans les hôtels. J’aime décou­vrir de nou­veaux restau­rants. J’aime égale­ment vis­iter les divers musées de chaque ville. Il faut dire que j’aime voy­ager et explor­er ces nou­velles villes. C’est pour ça que j’aime la vie de tournée. Je suis très heureux. J’ai eu la chance de voir les États-Unis, tout en faisant un emploi que j’adore ; mais, mal­gré tout, ma famille, mes amis et le Cana­da me man­quent beau­coup. Je suis heureux d’être à nou­veau ici.

Quels con­seils don­ner­iez-vous à un jeune danseur qui veut faire car­rière dans la comédie musicale ?
Je lui con­seillerais d’abord de s’entrainer le plus pos­si­ble et de croire en lui-même. Et, finale­ment, de ne jamais oubli­er que l’Univers tra­vaille pour lui en tout temps et qu’il va pren­dre soin de lui !