Stéphane Métro, roi du Bal

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Stéphane Métro et Rafaëlle Cohen dans Le Bal Des Vampires (c) Brinkhoff / Mögenburg
Stéphane Métro et Rafaëlle Cohen dans Le Bal Des Vam­pires © Brinkhoff / Mögenburg

Stéphane Métro, vous jouez le rôle du Comte Krolock dans Le Bal des Vam­pires. Vous étiez au départ dou­blure et ensemble ?
J’avais com­mencé les répéti­tions en tant que mem­bre de l’ensem­ble et dou­blure et j’avais donc com­mencé à appren­dre mes lignes de bary­ton. Je pre­nais quand même des créneaux avec Michael Reed, le directeur musi­cal et Michael Kun­ze, le libret­tiste et auteur. Au bout de trois jours, j’ai été con­vo­qué et on m’a dit que je repre­nais le rôle de Krolock.

Vous ne vous en doutiez pas ?
Au début du troisième jour, je me suis dit que ça com­mençait à être bizarre ! En tout cas, ça a été une grande et excel­lente nou­velle pour ma part !

Com­ment définis­sez-vous votre per­son­nage et quelles en sont les difficultés ?
Il est tout ce qu’il y a de plus som­bre. Les auteurs ont ten­té de lui don­ner une part d’hu­man­ité : on se demande s’il n’a pas un si mau­vais fond que ça. Il est som­bre mais c’est intéres­sant de creuser ce per­son­nage, car à un moment don­né, il entrou­vre quand même la porte pour laiss­er un peu d’e­spoir… pour finale­ment la refer­mer aus­si vite et revenir à ses proies potentielles !

Il est romantique ?
Non, surtout pas ! Il n’est pas roman­tique, il joue les roman­tiques. Mais c’est ça que j’aime ! Il chante : « Cette nuit restera éter­nelle », des mots d’amour com­plète­ment pre­mier degré. Quand on analyse la chose, il dit les mêmes mots que Sarah mais il se sert de ces mots pour la séduire et obtenir d’elle ce qu’il veut. C’est hor­ri­ble ! Mais au pre­mier degré, c’est un duo d’amour classique.

Quels sont vos chal­lenges avec ce personnage ?
Semer le doute ! Dès la pre­mière appari­tion, on man­i­feste sa présence, on rap­pelle à Sarah qu’on n’est pas loin, qu’on rôde et que c’est bien­tôt le moment… il faut faire dur­er l’am­biguïté du per­son­nage : est-ce qu’il va la mor­dre ? Est-ce qu’il n’est pas tombé amoureux d’elle ? J’es­saie de main­tenir ce doute jusqu’au bout.

Et musi­cale­ment ?
Pour le cast­ing, j’avais écouté les ver­sions alle­mande et autrichi­enne et les Krolock sont très lyriques, et j’avais donc tra­vail­lé dans ce sens là. Finale­ment à Paris, Reed et Polan­s­ki ne voulaient pas d’un coté aus­si lyrique. Mon chal­lenge est donc d’équili­br­er entre un son lyrique et un son plus pop.

Que peut-on vous souhaiter ?
Avant, on se dis­ait que ce genre de spec­ta­cles musi­caux ne viendraient jamais chez nous. Grâce à Stage Enter­tainem­nt et quelques autres pro­duc­tions, il y en a de plus en plus chaque année. Souhaitons une longue vie au Bal et aux comédies musi­cales à l’af­fiche à Paris actuellement !

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