Stéphane Métro, Prince de Vérone

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Stéphane Métro dans Roméo et Juliette
Stéphane Métro dans Roméo et Juliette

Stéphane Métro, com­ment êtes-vous arrivé sur Roméo et Juli­ette ?
Ca a com­mencé en 2006 par des audi­tions pour la tournée en Asie. L’équipe de pro­duc­tion m’avait vu sur Chance. J’ai passé le cast­ing et l’aventure a commencé.

Quels sou­venirs gardez-vous de cette tournée ?
Au début, quand j’ai dit autour de moi que j’allais faire ce spec­ta­cle, on ne m’a pas trop cru. On me voy­ait dans le théâtre musi­cal dans des choses beau­coup plus clas­siques donc j’ai un peu sur­pris mon entourage et les gens qui me con­nais­saient. C’était un véri­ta­ble chal­lenge de mon­tr­er qu’on peut très bien chanter dans Les Mis­érables un jour et chanter dans Roméo et Juli­ette le lende­main. La passerelle n’est pas aus­si inac­ces­si­ble que ça. Tout est possible.
L’accueil asi­a­tique a été phénomé­nal : un énorme suc­cès. Je ne con­nais­sais pas ça, ce côté fana­tique, au sens pre­mier : l’attente à la sor­tie, les cris, les cadeaux… C’est vrai­ment une autre planète qui nous a accueil­lis pen­dant quelques mois.
Les sou­venirs de cette tournée sont juste incroy­ables. C’est peut-être un peu cliché de dire que la troupe est for­mi­da­ble mais là, c’est une troupe superbe humaine­ment. On s’entend bien et on a du plaisir à se retrou­ver sur scène ici, au Palais des Congrès.

Vous avez plusieurs cas­quettes sur ce spec­ta­cle. Pou­vez-vous nous en parler ?
J’ai été engagé pour jouer le Prince. Sur la tournée, à un moment don­né, il y a eu un petit moment de flot­te­ment par rap­port à cer­taines dou­blures qui n’étaient pas prêtes pour ren­tr­er dans le spec­ta­cle. Et là, j’ai pro­posé à ces dou­blures de tra­vailler : on venait plus tôt le matin au théâtre pour être prêts. C’était vrai­ment un investisse­ment per­son­nel pour ces gens-là. Cela a fait ric­o­chet : j’ai pris le relais du coach­ing vocal. Sur le re-mon­tage de Paris, Gérard Pres­gur­vic m’a demandé de l’assister. C’est une mise en scène col­lé­giale sur une idée de Red­ha. J’essaie d’in­té­gr­er mon expéri­ence, qui est plus liée au théâtre musi­cal, à Chance, Jesus Christ Super­star… Je mets un point d’honneur à ce que les scènes de comédie ne soient pas lais­sées à l’abandon et qu’on ne se focalise que sur les chan­sons, et en l’occurrence que sur les tubes. Il y a donc un vrai tra­vail avec les chanteurs sur les scènes de comédie pour que ce ne soit pas que des tran­si­tions. C’est un plaisir d’essayer de faire avancer les choses.

Quelles sont les nou­veautés 2010 ?
Le décor est totale­ment dif­férent. On a un énorme col­isée de sept mètres dans le fond qui est plus dans l’époque, dans l’esprit de Shake­speare. On a aus­si des énormes mod­ules qui sont les tours Capulet, la tour de Juli­ette avec le bal­con, qui sont amovi­bles. Les décors sont assez impres­sion­nants. Les cos­tumes sont aus­si tout nou­veaux avec un design à décou­vrir. Cela crée un univers assez intem­porel vrai­ment intéres­sant. Ensuite, il y a de nou­velles chan­sons. Elles ne sont pas gra­tu­ites. Avec Gérard, on a ten­té de nou­velles chan­sons en Asie. Quand il voit, que ça ne fonc­tionne pas, il n’hésite pas une sec­onde à les enlever. On a pu vrai­ment peaufin­er les choses pour livr­er le meilleur du spec­ta­cle. On a ren­for­cé le tra­vail d’acteur. On a mis le doigt sur l’interprétation, sur les per­son­nages. On a tra­vail­lé à base d’improvisations pour impli­quer les artistes sur ce qu’ils ont à faire sur scène, ce qui, avec ce genre de spec­ta­cles, n’est pas tou­jours fait en début de répéti­tions. C’était impor­tant de mêler chant, danse et théâtre.