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Stephan Druet nous présente ses Divas de l’obscur

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Stephan Druet

Présen­tez-nous votre nou­veau spec­ta­cle. Com­ment l’idée de ce pro­jet est-elle née ?
Après Amor Amor… à Buenos Aires, j’avais de nou­veau envie d’un spec­ta­cle musi­cal, et d’une nou­velle créa­tion pour le Fes­ti­val des Nuits d’été à l’Hô­tel Gouthière. Depuis un moment, je souhaitais tra­vailler sur cer­tains per­son­nages de con­tes de fées et y mêler ce qui me sem­ble indis­so­cia­ble : la schiz­o­phrénie. Cer­tains per­son­nages, et en par­ti­c­uli­er ceux que j’ai choi­sis, à savoir des méchantes reines, ont une folie, une exubérance qui me per­me­t­tent de réalis­er mes envies baro­ques, mélange, une fois de plus, de théâtre, musique et danse.
Je suis par­ti sur plusieurs pistes et finale­ment l’idée de ces 14 actri­ces schiz­o­phrènes (qui ont inter­prété un seul rôle, trop mar­quant dans leur car­rière) oubliées dans un hôpi­tal psy­chi­a­trique et livrées à elles-mêmes pour ten­ter de se soign­er a été le démar­rage de mon histoire.
Beau­coup de numéros musi­caux avec une mise en scène très ciné­matographique. Un rythme effréné, de l’hu­mour, de la folie, tout cela décalé, glam­our et sen­suel. On s’a­muse sur le plateau et le pub­lic le ressent.

Par­lez-nous de l’aspect musi­cal du spectacle.
Mon envie était des repris­es (essen­tielle­ment de comédies musi­cales ou de films). J’ai donc gardé les musiques et réécrit des paroles en sit­u­a­tion par rap­port aux per­son­nages et à l’his­toire. Les seuls morceaux pour lesquels je n’ai pas changé les paroles sont ceux de Bar­bara car je les ai choi­sis en fonc­tion de la sit­u­a­tion. Bien enten­du, tout est chan­té en direct. On peut retrou­ver Le bais­er de la femme araignée, Sweet Char­i­ty, Chica­go, Annie et bien d’autres… mais aus­si de la var­iété française et de l’opéra…

Vous retrou­vez un cer­tain nom­bre de comé­di­ens avec lesquels vous avez déjà tra­vail­lé. Existe-t-il une « famille Druet » ?
Il n’y a pas à pro­pre­ment par­ler « une famille Druet », il y a des gens que j’adore et dont j’aime le tra­vail, le tal­ent et l’e­sprit. Quand on a la chance de tra­vailler avec eux, on a for­cé­ment envie de con­tin­uer. J’aime aus­si tra­vailler avec des gens pour une chose et les retrou­ver dans un emploi dif­férent. Par exem­ple, Car­o­line Roë­lands avait réal­isé les choré­gra­phies d’Amor Amor et comme c’est une sub­lime comé­di­enne-chanteuse et que j’avais depuis longtemps très envie de tra­vailler avec elle, je lui ai pro­posé d’être l’une des Divas. Il en va de même pour Sarah Zogh­la­mi et Tia­go Do Nasci­men­to qui étaient danseurs sur Amor Amor, Nanou Gar­cia qui n’avait pas pu faire la reprise au Comé­dia et que j’ai retrou­vé avec un immense bon­heur et bien sûr Sebas­t­ian Gale­o­ta qui a, dans ce spec­ta­cle, un rôle à l’op­posé de celui d’Ot­tavia La Blan­ca et tous les autres (la plu­part issus du Con­ser­va­toire du Xe arrondisse­ment et anciens élèves de Jean-Louis Bihore­au, directeur du Fes­ti­val) avec qui, effec­tive­ment, je tra­vaille régulière­ment. Il y a ceux aus­si que je ne con­nais­sais pas et que j’ai décou­verts en auditions.

Les Divas de l’ob­scur © DR

Vous met­tez en scène à l’Hô­tel Gouthière depuis plusieurs années. Qu’aimez-vous par­ti­c­ulière­ment dans ce lieu ?
Ce qui me plaît le plus à l’Hô­tel Gouthière, c’est d’abord sa beauté et son espace, mais c’est surtout un lieu où je peux me per­me­t­tre chaque année de faire des mis­es en scène totale­ment dif­férentes, sous un ciel étoilé… D’une année sur l’autre et suiv­ant le spec­ta­cle, je peux exploiter ce lieu dans dif­férents sens et le pub­lic habitué en est très heureux. Nous avons la chance d’avoir dans ce Con­ser­va­toire un directeur qui non seule­ment accepte mais est ravi de ce fes­ti­val. La mairie du Xe arrondisse­ment sou­tient égale­ment notre évène­ment et nous aide chaque année davan­tage. Nous accueil­lons cet été trois nou­velles com­pag­nies qui présen­tent des spec­ta­cles plus dif­férents les uns que les autres. (Voir la pro­gram­ma­tion sur le site : www.nuitsdete.fr)

Les Divas de l’ob­scur © DR

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