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Soweto

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De : Serge Bilé
Avec : Karl the voice, Tanya Saint-Val, Mimi Felix­ine, Orlane,Ralph Tamar, Olivi­er Angele, Lau­rent Viel

Quelques jours après le décès d’Aimé Césaire, et quelques semaines après les pre­mières représen­ta­tions jouées en Mar­tinique, la terre natale du poète, la troupe de Sowe­to rend hom­mage à Paris à un autre grand homme noir : Nel­son Man­dela. Le spec­ta­cle retrace les événe­ments ayant mar­qué les dernières années d’emprisonnement de Nel­son Man­dela, per­me­t­tant au peu­ple sud-africain de sor­tir de la péri­ode som­bre de l’a­partheid. Out­re le cou­ple Nel­son-Win­nie Man­dela, on retrou­ve l’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix et les hommes poli­tiques Pieter Botha et Fre­drerik de Klerk qui ont fini par s’af­fron­ter dans un duel qua­si frati­cide et déter­mi­nant pour l’avenir du peu­ple noir en Afrique du Sud.

L’au­teur Serge Bilé, jour­nal­iste et essay­iste, s’est entouré de huit com­pos­i­teurs dif­férents. Cette for­mule offre une diver­sité assez intéres­sante (du Rn’B au rock en pas­sant par des bal­lades au tem­po créole) mais révèle égale­ment une cer­taine lacune : l’hom­mage au peu­ple africain ne se retrou­ve que très peu dans les musiques pro­posées. Ces mélodies per­me­t­tent toute­fois aux inter­prètes, sou­vent des vedettes de la scène antil­laise, d’ex­primer pleine­ment leur tal­ent. La mise en scène sait évo­quer sans excès la vio­lence de cer­taines sit­u­a­tions et alterne égale­ment avec justesse choré­gra­phies de groupe et séquences plus intimistes . Au final, même si on aurait souhaité en savoir un peu plus sur cer­tains événe­ments ou sur l’évo­lu­tion du per­son­nage de Win­nie Man­dela, l’én­ergie dégagée par l’équipe du spec­ta­cle est suff­isam­ment com­mu­nica­tive pour emporter l’ad­hé­sion du public.