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Sophye Nolet — Danse Sing de A à Z !

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Sophye Nolet ©DR
Sophye Nolet ©DR
Une pas­sion précoce
« J’ai su danser presque avant de marcher. Danser est un besoin vital » racon­te Sophye Nolet qui a débuté ses cours de danse dès trois ans. Sophye com­plète sa for­ma­tion en comédie et en chant et débute à 13 ans sa car­rière pro­fes­sion­nelle en par­tic­i­pant à des galas, des émis­sions de télévi­sion. Elle décroche même un rôle dans un soap opera ! A 15 ans, son diplôme de pro­fes­so­rat en poche, elle part enseign­er la danse à New York et décou­vre par la même occa­sion Broad­way et ses mul­ti­ples spec­ta­cles musicaux.
« Enseign­er la danse dans une ville comme New York a été une expéri­ence déter­mi­nante. C’est à par­tir de là que j’ai eu envie de créer des spec­ta­cles musi­caux. Devenir choré­graphe s’est vite imposé à moi. Chaque jour, je me réveil­lais avec une idée, une vision. Mon côté créatif a pris rapi­de­ment le dessus ».

Ses secrets de fabrication
Créer une choré­gra­phie peut pren­dre une heure aus­si bien que trois jours, mais la con­struc­tion suit un chem­ine­ment bien rôdé.
La pre­mière étape pour Sophye Nolet con­siste à décor­ti­quer la musique, écouter chaque instru­ment, et compter la mesure. Ensuite, se crée dans sa tête une image, un tableau sur lequel elle va travailler.
Vient ensuite l’écri­t­ure de la par­ti­tion scéno­graphique : « Je des­sine, je crée des images, c’est ma sténo à moi ! J’ai dévelop­pé cette façon d’écrire, mais je suis la seule à pou­voir la déchiffr­er ! » con­fie Sophye.
La créa­tion se pour­suit par la final­i­sa­tion du style : « Je tra­vaille en équipe. En séance de tra­vail avec les danseurs, je vais chercher chez eux des idées pour finalis­er les 5% de ma chorégraphie. »
Pour finir, chaque détail de la choré­gra­phie est peaufiné, décor­tiqué jusqu’à ren­dre le résul­tat escomp­té : « nous prenons le temps de faire chaque pas au ralen­ti pour les fix­er et surtout les mémoriser. »

Danse Sing de A à Z
C’est avec sa société de pro­duc­tion que Sophye Nolet a mon­té ce pro­jet dans son inté­gral­ité. Danse Sing était ini­tiale­ment prévu pour être joué au Casi­no de Mon­tre­al. « Je voulais un spec­ta­cle chan­té et dan­sé sans texte. Je voulais créer une ambiance de fête et surtout attir­er toutes les pop­u­la­tions : des plus jeunes aux plus vieux et de tous pays. »
La phase de recherche a été très impor­tante et s’est réal­isée en col­lab­o­ra­tion avec une grande mai­son de dis­ques. La sélec­tion des chan­sons a été cru­ciale car elle change selon le pays où se joue le spec­ta­cle. « Pour Paris, nous avons conçu un tableau entier de med­ley français avec des chan­sons de John­ny Hal­ly­day, Corneille… »
Car une des clés du suc­cès de Danse Sing réside dans le fait qu’il s’adapte non seule­ment à chaque pays, mais prend aus­si en compte les cri­tiques ! « Je suis très à l’é­coute du pub­lic. Quand je ne suis pas sur scène, je suis présente tous les soirs dans la salle et j’é­coute… Je prends le pouls du pub­lic et je fais évoluer le spec­ta­cle con­tin­uelle­ment. Venir à Paris est un rêve d’en­fant, pour l’oc­ca­sion je rechausse mes chaus­sons et remonte sur scène ! »

Quelques con­seils aux danseurs français. 
Soyez multi-disciplinaire !
« Au Québec, les danseurs savent aus­si chanter et jouer. Cette dimen­sion leur per­met de voy­ager, de mieux choisir leurs con­trats. En France, les artistes sont spé­cial­isés dans un seul domaine et c’est dommage »
Si vous avez envie de rejoin­dre la troupe de Danse Sing, n’hésitez pas à envoy­er votre CV sur le site du spec­ta­cle.

Des pro­jets en grand nombre
Des pro­jets, Sophye Nolet n’en manque pas. D’i­ci l’été 2005, elle doit con­cevoir deux nou­veaux spec­ta­cles et rejouer la comédie musi­cale « Il était une fois Cabaret » au Québec. Pro­jets aux­quels il faut ajouter la con­struc­tion d’un theâtre dans les envi­rons de Mon­tre­al, qui sera à la fois une école d’artistes et de tech­ni­ciens de spec­ta­cle. Comme on peut le con­stater, Sophye Nolet ne manque ni d’én­ergie, ni d’idées !