Si grande…si petite ! (Critique)

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Si grande…si petiteCom­pag­nie Soleluna
Texte : François Tantot
Mise en scène : Gior­gio Carpintieri
Choré­gra­phie : Prunel­lia Maury
Avec : Aude Carpin­tieri et Prunel­lia Maury

Notre avis :

A huit ans, Nanie a la taille d’une adulte, ce qui est la source de moqueries de la part des autres enfants qui n’ac­ceptent pas sa « dif­férence ». Alors qu’elle a enten­du du bruit dans l’ar­moire dans sa cham­bre, Nanie tombe nez à nez avec une souris…elle-même de la taille d’un être humain. Ce duo va don­ner vie à l’his­toire de Pouce, un petit garçon à la recherche de ses trois frères par­tis en quête de gloire et de suc­cès divers.

François Tan­tot est un fidèle de la com­pag­nie Solelu­na depuis plusieurs années (Besame Macho, Le Maître et le Chanteur…). Cette fois-ci, ce n’est ni en tant que comé­di­en-chanteur ni dans une pièce de Michel Heim qu’il s’il­lus­tre mais en tant qu’au­teur. Il a en effet écrit les textes de Si Grande…Si Petite ain­si que les musiques accom­pa­g­nant les per­son­nages. Aude Carpin­tieri se glisse sans dif­fi­culté et sans en faire trop dans le rôle de la petite fille « trop grande » physique­ment mais qui revendique ses attentes de petite fille. Prunel­lia Mau­ry lui donne la réplique dans la rôle de la souris et d’autres per­son­nages en s’ap­puyant sur de nom­breuses choré­gra­phies enlevées. La mise en scène de Gior­gio Carpin­tieri utilise l’ar­moire de la cham­bre de Nanie pour don­ner un car­ac­tère dynamique à l’ap­pari­tion de plusieurs per­son­nages et aux change­ments de cos­tumes néces­saires. La tech­nique des ombres chi­nois­es est par ailleurs util­isée pour illus­tr­er les aven­tures de Pouce dans un cadre rap­pelant les con­tes classiques.

Si grande… si petite abor­de le thème des dif­férences sup­posées en évi­tant d’être trop démon­stratif. Pouce n’est guère beau ni guère intel­li­gent. Mal­gré ces car­ac­téris­tiques, il saura se faire appréci­er par plusieurs per­son­nages qu’il crois­era et aidera au cours de son périple. Nanie et la souris sont quant à elles « trop grandes » a pri­ori. Les enfants (et les par­ents) sont pour leur part touchés par la sincérité de ces êtres, qu’ils répon­dent ou non à cer­taines normes.