Shrek (Critique)

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Un musi­cal de David Lind­say-Abaire et Jea­nine Tesori
Mise en scène : Ned Grujic
Adap­ta­tion : Stéphane Laporte
Choré­gra­phie : Philippe Bonhommeau
Lumières : Anto­nio de Carvalho
Décors et cos­tumes : Luisa Spinatelli

Avec Michel Ler­ousseau (Shrek), Nathalie Lher­mitte (Fiona), Guil­laume Beau­jo­lais (Lord Far­quaad), Julien Plantier (L’âne), Char­lotte Hervieux, Tess Hédre­ville, Mathilde Lib­brecht, Alexan­dre Bernot, Bastien Jacque­mart, Ben­jamin Conil, David Koenig, Gre­go­ry Amsis, Julien Salvia, Lucie Riedinger, Ludovic-Alexan­dre Vidal, Mau­reen Diot, Sophie Boucheron, Fab­rice Pochic, Fred Colas.

En 2001, Shrek appa­rais­sait sur les écrans et sédui­sait petits et grands grâce à un humour féroce et des aven­tures savoureuses à dou­ble lec­ture qui se moquaient des con­tes tra­di­tion­nels et des clas­siques de Dis­ney. Les enfants ren­con­traient un ogre et un âne attachants ; les adultes appré­ci­aient des dia­logues ciselés et des références empreintes d’ironie.
Le Casi­no de Paris accueille actuelle­ment l’adaptation musi­cale du film éponyme. Hélas, si l’on retrou­ve l’histoire et les per­son­nages, tous les ingré­di­ents qui con­tribuaient à la réus­site de l’œuvre orig­i­nale ont été aban­don­nés au prof­it de nom­breuses chan­sons… trop nom­breuses. La faib­lesse du livret et les morceaux qui s’enchaînent inlass­able­ment durant deux heures et demie n’embarquent pas le pub­lic, qui s’ennuie. Il manque sans doute du rythme et un soupçon de folie pour recréer l’univers déjan­té du film d’animation. Et la mise en scène, les choré­gra­phies ou la bonne volon­té des artistes ne per­me­t­tent guère de pal­li­er ces carences. On notera néan­moins que les appari­tions de Lord Far­quaad (Guil­laume Beau­jo­lais) épi­cent quelque peu une may­on­naise qui a du mal à prendre.