Rencontre avec Seb Valter, un artiste à suivre de près

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Seb Val­ter © Alfred Perrin

Quel est votre parcours ?
Mon pre­mier méti­er est char­p­en­tier. Je fai­sais de la gui­tare à mes heures per­dues et je ne chan­tais pas beaucoup.
C’est pen­dant que j’an­i­mais une colonie de vacances sur la comédie musi­cale que je me suis dit : « Tiens j’aime bien chanter ! Et si je me for­mais ? ». Je suis donc ren­tré, en 2008, au Cen­tre de For­ma­tion Vocale dirigé par Richard Cross. Cette pre­mière année fut une véri­ta­ble révéla­tion pour moi. Tous ces coach­ings, ces ren­con­tres entre artistes, cette pluridis­ci­pli­nar­ité m’ont énor­mé­ment plu. Au fil de l’an­née, je me suis ori­en­té vers le théâtre musi­cal. Je suis allé voir Le Roi Lion et j’ai com­mencé à beau­coup écouter, puis tra­vailler des chan­sons de spec­ta­cles anglo-sax­ons. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que je voulais faire ce méti­er ! Je suis resté deux années dans cette école, puis j’ai inté­gré un ate­lier de comédie musi­cale, « L’ate­lier Créa » dirigé par Carine Robert, Edwige Chan­de­lier et Olivi­er Macé. Aujour­d’hui, comme beau­coup d’artistes, je me forme tou­jours, en danse et chant notamment.

Par­lez-nous des trois spec­ta­cles pour enfants dans lesquels vous appa­rais­sez actuelle­ment : Her­cule dans une his­toire à la Grecque, Les mal­heurs de Sophie au Théâtre Musi­cal Mar­soulan et Sym­pho­nia en tournée.
Ce sont trois jolis spec­ta­cles pour enfants com­plète­ments dif­férents. Dans Her­cule dans une his­toire à la Grecque, je joue le rôle du dieu Chronos, au début du spec­ta­cle, puis du Satyre Po. Ce per­son­nage, un peu râleur à ces heures, adore les aven­tures qu’Her­cule lui pro­pose. C’est un spec­ta­cle ryth­mé et drôle où enfants et adultes passent un bon moment.
Dans Les Mal­heurs de Sophie, j’in­ter­prète Paul, le cousin de Sophie : un petit garçon qui ne voit pas beau­coup ses par­ents et passe l’essen­tiel de son temps chez sa cou­sine. Il est très pro­tecteur envers Sophie et la con­sid­ère finale­ment comme sa pro­pre soeur. Ce spec­ta­cle est bour­ré d’in­ter­ac­tiv­ité avec les enfants.
Pour finir, dans Sym­pho­nia, je joue le rôle de Har­ry, un héris­son sans piques, qui ne s’as­sume pas taupe. Il est le meilleur ami de la fée Lalia qu’il va accom­pa­g­n­er tout au long de son aven­ture. C’est un spec­ta­cle crevant ! (Rires) L’én­ergie y est débor­dante. Il est très ryth­mé et il y a beau­coup de choré­gra­phies, ce qui ne me déplaît pas ! Ici, il n’y a pas d’échange avec le pub­lic. Les enfants sont là, atten­tifs et plongés dans une his­toire féérique autour de plusieurs per­son­nages plus attachants les uns que les autres.

Vous faisiez égale­ment par­tie du cast­ing de Sauna le musi­cal. Entre spec­ta­cles pour enfants et adultes, que préférez vous ? Quelles dif­férences ressen­tez vous sur scène ?
Sauna le musi­cal est un spec­ta­cle exclu­sive­ment pour adultes que l’on a joué au Théâtre Clav­el pen­dant deux saisons, puis en tournée. Je n’ai pas vrai­ment de préférence, tout dépend du rôle à jouer ou du spec­ta­cle a défendre. Pour l’in­stant, je suis beau­coup plus ori­en­té vers les enfants car c’est mon emploi actuel. Il est vrai que je fais un peu jeune, et que je ne suis pas des plus grands (rires). Mais j’aimerais beau­coup faire plus de spec­ta­cles pour adultes. La grande dif­férence pour moi est que les spec­ta­cles pour enfants sont, pour la plu­part, inter­ac­t­ifs. On a une réac­tion qua­si immé­di­ate de leur part. Et sur scène, c’est très agréable. Avec Sauna, on a eu des publics très dif­férents. Par­fois très rieurs, avec une grande par­tic­i­pa­tion. Et d’autres très à l’é­coute, sans réac­tion. C’é­tait très per­tur­bant d’au­tant que, au Théâtre Clav­el, le pub­lic est très près des comé­di­ens sur scène.

Vous com­posez en ce moment Blanche Neige et la Reine Malé­fique, en lec­ture le 9 novem­bre prochain au Vingtième Théâtre. Présen­tez-nous votre équipe. Com­ment se passe le proces­sus de tra­vail ? Ou en êtes vous ?
Mon équipe se com­pose de Cindy Féroc, Sophie Kauf­mann, Sébastien Ménard et moi-même. Nico­las Guilleminot est à la mise en scène, assisté de Sté­fanie Robert.
Nous avons tout d’abord tra­vail­lé à trois (Cindy, Sophie et moi) pour réfléchir et con­stru­ire notre his­toire en nous inspi­rant du con­te des frères Grimm, que tout le monde con­naît : Blanche Neige. Une fois ce tra­vail ter­miné, nous nous sommes répar­ti les tâch­es : Cindy les textes des chan­sons et du livret avec Sophie. Sébastien et moi-même les com­po­si­tions. Après un long tra­vail, des coups de télé­phones, des mails échangés entre auteurs et com­pos­i­teurs, des réu­nions avec toute l’équipe, nous avons fait une petite lec­ture privée en juin 2012 devant notam­ment Nico­las Guilleminot, afin d’avoir un échange et un pre­mier regard extérieur sur notre tra­vail. Aujour­d’hui, nous tra­vail­lons pour la lec­ture du 9 novem­bre, avec l’aide de Benoît Val­lic­cioni et d’Adrien Biry.

Qu’e­spérez vous pour la suite ? Avez vous d’autre projets ?
J’e­spère avoir du tra­vail encore et tou­jours. Peut-être par­ticiper à de plus gros spec­ta­cles. J’e­spère que Blanche Neige et la reine malé­fique va pou­voir voir le jour. Je fais aus­si par­tie de l’équipe de Poil de Carotte (de Camille Tur­lot et Eric Szer­man, mis en scène par David Eguren) en alter­nance sur le rôle-titre. Quant à Sauna le musi­cal, il n’est pas dit qu’il ne revoie pas le jour. Mais avant tout, je souhaite con­tin­uer à faire ce méti­er que j’aime tant.