Rencontre avec Liam Forde, révélation du cabaret new-yorkais, en concert à Paris

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Liam Forde (c) DR
Liam Forde © DR

Liam Forde, quand et com­ment est né votre amour de la musique ?
Je me sou­viens que dès mon plus jeune âge, je pou­vais être com­plète­ment fasciné par cer­taines chan­sons qui me rem­plis­saient d’én­ergie. A huit ans, mes par­ents m’ont acheté un piano pour Noël et j’ai adoré le fait de pou­voir dévers­er ma pas­sion dans cet instru­ment, sans oubli­er le fait de pou­voir chanter en même temps !

Avez-vous tou­jours été attiré par le jazz, le cabaret et le théâtre musical ?
J’ai aimé « per­former » à par­tir du moment où j’ai mis les pieds sur scène pour la pre­mière fois, à l’é­cole pri­maire. Il y a quelque chose dans l’échange entre l’in­ter­prète et le spec­ta­teur qui m’a tou­jours fasciné. L’amour du jazz est venu plus tard. Ma soeur a mis un jour un album d’El­la Fitzger­ald et je me sou­viens m’être dit : « mais c’est quoi ça ? »

Qui sont vos inter­prètes, musi­ciens ou com­pos­i­teurs préférés ? 
Ma plus grande inspi­ra­tion est une femme qui s’ap­pelle Kay Thomp­son. C’é­tait une chanteuse, comé­di­enne, com­positrice, arrangeuse vocale, auteure de livres pour enfants, entre autres. Dans les années 40, elle avait un spec­ta­cle qui a tri­om­phé, et qu’elle a ensuite joué à Paris aux Ambas­sadeurs en 1950. Elle osait être elle-même, ce qui n’é­tait pas con­ven­tion­nel à l’époque, et même choquant pour cer­tains. Je suis aus­si un grand fan de Noël Cow­ard, une autre per­son­nal­ité bril­lante. Il était l’essence même du style au XXe siè­cle. Enfin, il y a trop d’ac­teurs incroy­ables qui m’ont inspiré pour pou­voir tous les citer mais la chose qu’ils ont tous en com­mun, c’est de tou­jours être eux-mêmes quoi qu’ils fassent. C’est la qual­ité la plus impor­tante d’un « per­former » selon moi : son authenticité.

Com­ment voyez-vous le milieu du cabaret améri­cain, en tant que jeune inter­prète, mais déjà reconnu ?
J’aime le fait de pou­voir partager cette musique de la pre­mière moitié du XXe siè­cle. Je suis prin­ci­pale­ment un acteur, basé à New York, et le cabaret me donne l’op­por­tu­nité de chanter de la musique qui me plait mais qui n’est pas for­cé­ment appro­priée pour les audi­tions. Je suis donc très recon­nais­sant d’avoir cette chance.

Quel est votre pro­gramme de con­certs à Paris ?
Je joue prin­ci­pale­ment au Club Rayé les 4, 6, 7 et 8 mars de 19 h à minu­it. Le 5 mars, je don­nerai un con­cert à la soirée « Broad­way au Car­ré » à 19 h 30.