
En quelques mots, parlez-nous de votre parcours…
Toute jeune, j’avais déjà la chance de chanter juste. Mais c’est seulement à la fin de mes études de droit, sur les bons conseils de ma mère, que je me suis décidée à faire expertiser ma voix par un professeur de chant qui m’a accompagnée jusqu’au Conservatoire de Paris. Par la suite, j’ai intégré l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra Bastille, ce qui m’a permis de monter sur scène très vite et me faire repérer par mon agent. Depuis, je mène une carrière principalement à l’étranger et dans des premiers rôles classiques de l’opéra qui conviennent à mon goût pour les personnages à fort caractère… ainsi qu’à ma grande taille. Mais vous voyez, il s’en est fallu de peu que je devienne une diva du barreau !
Comment est née l’idée du spectacle des Aventures de la Diva et du Toréador ?
Avec Jacques Gay, mon compagnon, nous avions envie de nous fixer un peu en France et en profiter pour monter ensemble sur scène. Nous avons imaginé un spectacle reprenant un large panel de notre répertoire lyrique, un best of, sur une trame de comédie légère. Notre ambition est de partager notre passion avec le plus grand nombre, en particulier avec le public non-initié à l’opéra. La mise en scène burlesque et les airs archi-connus doivent permettre à tous d’apprécier un divertissement raillant affectueusement la solennité de l’opéra, son manque d’humanité parfois, mais jamais aux dépens de la pureté des voix. Nous sommes très fiers d’avoir trouvé l’alchimie juste qui ravit un public large et assouvit notre exigence vocale.
Est-ce là votre idéal du théâtre musical ?
Je suis certainement une adepte du divertissement musical sans concession vocale. Pour moi, la comédie musicale américaine est le modèle dans le genre. En France, les spectacles se prennent peut-être un peu trop au sérieux… et les voix pas assez. Avec Les Aventures de la Diva et du Toréador, j’espère que l’on a trouvé un bon équilibre où la bonne humeur fait des cornes à une tonalité « sérieusement » lyrique.