Accueil Talent à suivre Raphaëlle Farman — Une note d’humour dans une carrière de diva

Raphaëlle Farman — Une note d’humour dans une carrière de diva

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Raphaëlle Farman ©DR
Raphaëlle Far­man ©DR

En quelques mots, par­lez-nous de votre parcours…
Toute jeune, j’avais déjà la chance de chanter juste. Mais c’est seule­ment à la fin de mes études de droit, sur les bons con­seils de ma mère, que je me suis décidée à faire exper­tis­er ma voix par un pro­fesseur de chant qui m’a accom­pa­g­née jusqu’au Con­ser­va­toire de Paris. Par la suite, j’ai inté­gré l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra Bastille, ce qui m’a per­mis de mon­ter sur scène très vite et me faire repér­er par mon agent. Depuis, je mène une car­rière prin­ci­pale­ment à l’é­tranger et dans des pre­miers rôles clas­siques de l’opéra qui con­vi­en­nent à mon goût pour les per­son­nages à fort car­ac­tère… ain­si qu’à ma grande taille. Mais vous voyez, il s’en est fal­lu de peu que je devi­enne une diva du barreau !

Com­ment est née l’idée du spec­ta­cle des Aven­tures de la Diva et du Toréador ?
Avec Jacques Gay, mon com­pagnon, nous avions envie de nous fix­er un peu en France et en prof­iter pour mon­ter ensem­ble sur scène. Nous avons imag­iné un spec­ta­cle reprenant un large pan­el de notre réper­toire lyrique, un best of, sur une trame de comédie légère. Notre ambi­tion est de partager notre pas­sion avec le plus grand nom­bre, en par­ti­c­uli­er avec le pub­lic non-ini­tié à l’opéra. La mise en scène bur­lesque et les airs archi-con­nus doivent per­me­t­tre à tous d’ap­préci­er un diver­tisse­ment rail­lant affectueuse­ment la solen­nité de l’opéra, son manque d’hu­man­ité par­fois, mais jamais aux dépens de la pureté des voix. Nous sommes très fiers d’avoir trou­vé l’alchimie juste qui rav­it un pub­lic large et assou­vit notre exi­gence vocale.

Est-ce là votre idéal du théâtre musical ?
Je suis cer­taine­ment une adepte du diver­tisse­ment musi­cal sans con­ces­sion vocale. Pour moi, la comédie musi­cale améri­caine est le mod­èle dans le genre. En France, les spec­ta­cles se pren­nent peut-être un peu trop au sérieux… et les voix pas assez. Avec Les Aven­tures de la Diva et du Toréador, j’e­spère que l’on a trou­vé un bon équili­bre où la bonne humeur fait des cornes à une tonal­ité « sérieuse­ment » lyrique.