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Quatre-vingt-treize (Critique)

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quatre-vingt-treize
Adap­ta­tion scénique de Gode­froy Ségal
Pein­ture de Jean-Michel Hannecart
Pro­jec­tions : Ben­jamin Yvert
Assis­tante à la mise en scène Mathilde Priolet

Avec :
Géral­dine Asselin
François Delaive
Alex­is Perret
Nathalie Hanrion
Boris Rehlinger

Qua­tre-vingt-treize est l’adaptation théâ­trale du dernier roman de Vic­tor Hugo. L’œuvre revient sur la som­bre péri­ode de la Ter­reur et met en scène des per­son­nages, dont cer­tains illus­tres, lut­tant soit pour leurs idées répub­li­caines soit pour leurs con­vic­tions monar­chistes. Cinq comé­di­ens, vêtus avec des cos­tumes d’aujourd’hui, incar­nent les nom­breux per­son­nages de cette his­toire. Leur presta­tion mérite un grand coup de cha­peau car ils font vivre avec pas­sion cette péri­ode révolutionnaire.

Ces comé­di­ens se muent par­fois en nar­ra­teurs pour des séquences se rap­prochant habile­ment de la forme d’un roman, for­mat orig­i­nal de cette œuvre. Plusieurs scènes spec­tac­u­laires, tels un naufrage ou un incendie, sont crédi­bles sans aucun arti­fice sur une scène nue, unique­ment « décorée » par de sobres pro­jec­tions de pein­tures signées par Jean-Michel Han­necart. Cette mise en scène et cette scéno­gra­phie fonc­tion­nent par­faite­ment et c’est avec un réel plaisir qu’on se laisse emporter par le souf­fle épique et révo­lu­tion­naire de Qua­tre-vingt-treize.