Canada — Promenons-nous dans les bois (Critique)

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    Livret : James Lapine
    Paroles : Stephen Sondheim
    Musique : Stephen Sondheim
    Adap­ta­tion française : Manon Carrier
    Mise en scène : Chris­t­ian Champoux
    Direc­tion musi­cale : William Lévesque

    Dis­tri­b­u­tion :
    Josée St-Arnault (Sor­cière), Mar­tin Fran­coeur (Nar­ra­teur), Geneviève Demers (Cen­drillon), Yan­nick Véz­i­na (Boulanger), Manon Car­ri­er (Femme du boulanger), Anthon­ny Leclerc (Jack), Jes­si­ka Munger (Mère de Jack), Éliz­a­beth Deshaies (Petit chap­er­on rouge), Hélène Nadeau (Belle-mère de Cen­drillon), Dalyane Gau­thi­er-Dumas (Florin­da), Paule Ver­mot-Desroches (Lucin­da, Mamie), François Gag­né (Homme mys­térieux), Kath­leen Duch­esne St-Louis (Géante, Mère de Cen­drillon), Patrick Car­rière (Loup, Prince de Cen­drillon), Sami­rah Dupuis (Rapun­zel), Samuel Rodrigue (Prince de Rapun­zel), Benoit Pruneau (Inten­dant), Ari­ane Cos­sette (Blanche-Neige), Sandy Sirois (Belle au bois dormant).

    Une grande pre­mière à Trois-Riv­ières, la comédie musi­cale Promenons-nous dans les bois — ver­sion française de Into the Woods.

    Le petit Chap­er­on rouge, Cen­drillon et ses méchantes belles-sœurs, Rapun­zel, Jack et le hari­cot mag­ique, le grand méchant loup… Nous con­nais­sons tous leur his­toire. Mais que se passerait-il si on ajoutait au tableau un boulanger et sa femme, inca­pables de con­cevoir un enfant à cause du sort d’une méchante sor­cière ? Et si cette sor­cière, pour con­jur­er le sort, avait besoin d’une cape rouge, d’une vache blanche, de cheveux jaunes comme le blé et d’une chaus­sure en or pur ? Et si tous ces per­son­nages se ren­con­traient dans la forêt, dépen­dants l’un de l’autre pour arriv­er au bout de leur quête ? Voilà la nais­sance d’un nou­veau con­te, d’un mer­veilleux con­te… Tout fini­ra bien et tout le monde vivra heureux à tout jamais ? Ça reste à voir !

    Un diver­tisse­ment de qual­ité qui vous fera assuré­ment retrou­ver votre cœur d’enfant.

    Notre avis :
    Présen­ter un clas­sique de Sond­heim, comme le très acclamé Into the Woods dans une ver­sion française qui plus est, représente un défi que les Pro­duc­tions de la 42e rue ont su relever et ain­si faire décou­vrir cette mag­nifique pièce à un pub­lic conquis.

    Avoir une troupe de dix-huit acteurs-chanteurs sur scène n’est pas une mince affaire : il faut diriger tout ce beau monde d’une main de maître. Chris­t­ian Cham­poux, le met­teur en scène de Promenons-nous dans les bois, pos­sède un réel tal­ent à met­tre en place tous ces per­son­nages. Il faut dire qu’il a l’avantage de diriger une troupe des plus admirables : l’excellent Patrick Car­rière nous offre un Prince snob et égo­cen­trique, comme on les aime ; Geneviève Demers, quant à elle, nous présente une Cen­drillon toute en voix mais, en même temps, avec une douceur toute naturelle. Enfin, Josée St-Arnault, en sor­cière, nous présente un  jeu sincère et authen­tique et ce, sans oubli­er sa forte voix qui ferait frémir n’importe quel géant ! Une men­tion spé­ciale au nar­ra­teur qui a su met­tre en valeur toute la sub­til­ité de ce conte.

    L’adap­ta­tion française de Manon Car­ri­er, est presque en tout point fidèle au livret de James Lap­ine et aux paroles de Stephen Sond­heim. Manon Car­ri­er, qui fait égale­ment par­tie de la troupe, est superbe dans son rôle de la femme du boulanger.

    On doit égale­ment men­tion­ner le tra­vail colos­sal qui a été exé­cuté par les créa­teurs des décors. Ils font un effet incroy­able et ce, mal­gré le peu de bud­get con­sacré à ce poste. Enfin, l’orchestre de onze musi­ciens donne à cette œuvre une sonorité tout à fait ravis­sante !