Première (Critique)

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premiereDe Mar­gaux Mail­let & Jean-Renaud Fabriès.
Mise en scène : Louise Fafa.
Avec : Mar­gaux Mail­let, Jean-Renaud Fab­riès & Christophe Fos­se­malle au piano.

Il est var­iété… Elle est comédie musicale !
Deux amis, Alphonse, chanteur de var­iété, et Vic­toire, diva de la comédie musi­cale, ont mis leur réper­toire en com­mun pour faire un con­cert. Le soir de la grande pre­mière, rien ne se passe comme ils l’avaient prévu et tout bas­cule. Le pianiste, comme le pub­lic, se retrou­vent alors les témoins d’une folle aven­ture musicale.

Notre avis :

Comme son nom l’indique, nous allons assis­ter à la pre­mière d’un réc­i­tal. Ils sont trois sur scène, la chanteuse, le chanteur et leur pianiste.
Seule­ment voilà, la chanteuse, le stress aidant, boit un verre de trop juste avant le lever de rideau et arrive sur scène com­plète­ment éméchée. Son acolyte s’en rend compte très rapi­de­ment, et rien ne se passe comme prévu !
« Il est var­iété… Elle est comédie musi­cale », c’est écrit sur l’affiche. Et c’est fla­grant quand on les entend chanter. A cha­cun son style, cha­cun son réper­toire. Jean-Renaud Fab­riès s’occupe donc de nous faire décou­vrir ou redé­cou­vrir des grands clas­siques de var­iété et Mar­gaux Mail­let ceux de comédies musi­cales. Et ils ont du tra­vail ! 45 chan­sons en 1h10 de spec­ta­cle, c’est beau­coup. Trop ? Car pour les faire tenir, beau­coup sont coupées et mis­es en med­ley. C’est dom­mage, car cer­taines chan­sons mérit­eraient plus.
Nous enten­dons donc avec plaisir des extraits de Star­ma­nia, Cabaret, Mam­ma Mia, Hair­spray, Les mis­érables, Le magi­cien d’Oz et des chan­sons de Jean-Jacques Gold­man, Michel Berg­er, Dal­i­da, Lin­da Lemay, Cher… La liste est loin d’être exhaustive.
Le point faible du show est la par­tie théâ­trale. On ne ren­tre pas dans l’histoire, qui prend mal­heureuse­ment beau­coup de place ! Et en quit­tant la salle, on regrette de ne pas avoir enten­du plus de chan­sons dans leur inté­gral­ité. Elles sont bien inter­prétées et Christophe Fos­se­malle les accom­pa­gne avec bon­heur au piano. Mais ça donne envie de les réen­ten­dre, et c’est peut-être la grande réus­site de ce spectacle.