“Pour nous, le corps raconte beaucoup plus que les mots.” À cela, Victor Cathala, cofondateur du cirque Aïtal, n’a pas besoin d’ajouter de longues explications. Il suffit de considérer le couple qu’il forme avec la voltigeuse Kati Pikkarainen : 1,87 m contre 1,53 m, 100 kilos contre 47. Lui brun de Toulouse, elle, blonde de Finlande. Lui au sol, elle en l’air. Le colosse et la voltigeuse, ensemble à la ville comme sur scène, pour le meilleur et pour le pire, comme l’indique le titre de ce nouveau spectacle, qui raconte les hauts – très hauts – et les bas d’une vie de cirque, vie amoureuse et artistique, compagnonnage de chaque instant.
Tout en opposition et en harmonie, Victor et Kati réussissent à effacer la prouesse physique des portés acrobatiques pour laisser libre cours à des situations poétiques ou burlesques. Au-delà de la performance et presque sans un mot, ils racontent la fragilité d’une relation affective, la confiance, le souffle partagé.
Notre avis : Lorsque Kati et Victor partent en vacances, c’est à bord d’une simca 1000 rouge un peu particulière. La voiture a en effet des états d’âme. Il est bien difficile, par exemple, de capter sans souci les émissions de radio. Agacée elle va même jusqu’à avaler son conducteur… En écho les problèmes de couple traduits par des numéros de voltige qui utilisent les ingrédients automobiles (un siège, le pot d’échappement,…) et font transparaitre la goujaterie de l’un, l’hystérie de l’autre jusqu’à une paisible réconciliation. Autant dire que les numéros de portés, de voltiges provoquent de belles émotions. Le tandem formé par ce couple qui se connaît par coeur a quelque chose de touchant. Maintenant les « intermèdes » paraissent parfois un peu longs, surtout avec une visibilité réduite. En effet la taille du chapiteau est modeste. Du coup ce que l’on peut gagner en proximité, on le perd en visibilité. Un conseil donc : arriver très tôt et investir les gradins face au rideau central !
La page du spectacle.
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