Philippe Candelon — Mon homme

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Philippe Candelon ©DR
Philippe Can­de­lon ©DR
Com­ment est né ce projet ? 
Jean-Pierre Bla­man­gin, pro­duc­teur, m’a un jour appelé pour me pro­pos­er de chanter dans un spec­ta­cle qu’il souhaitait pro­duire à par­tir des chan­sons d’Al­bert Willemetz. Il s’agis­sait d’une seule date de représen­ta­tion début févri­er à l’A­tri­um de Chav­ille, une sorte de show­case afin de trou­ver d’éventuels acheteurs… Il m’a vite pro­posé d’en assur­er la mise en scène, ce que j’ai accepté.

C’est votre pre­mière mise en scène, com­ment avez-vous décidé de pass­er de l’autre côté ? 
Après une ving­taine d’an­nées au ser­vice de nom­breuses pièces de théâtre et spec­ta­cles musi­caux, après cinq années de cours de chant et stages divers en tant que prof, fort de mes expéri­ences passées, je me suis un jour sen­ti prêt à diriger et à aider les autres, mais sans avoir l’idée d’un spec­ta­cle par­ti­c­uli­er, c’est à ce moment que J.P Bla­man­gin m’a appellé…

Com­ment s’est passée la sélec­tion des chan­sons ? Quels étaient vos critères de sélection ? 
Sur les 2 500 chan­sons écrites de la main de Willemetz, j’en ai trou­vé plus d’une cen­taine enreg­istrées sur CD ; je me suis fait une com­pil que j’ai écoutée en boucle pen­dant plusieurs jours. Les incon­tourn­ables se sont vite détachées et, ayant une idée pré­cise des per­son­nages que je voulais voir évoluer sur scène, j’ai vite enten­du qui devait chanter quoi. Ain­si, le critère majeur fut essen­tielle­ment théâ­tral, souhai­tant mon­ter ce spec­ta­cle comme une pièce, seules les chan­sons ser­vant mes per­son­nages furent retenues…

Etiez-vous un fam­i­li­er de l’oeu­vre de Willemetz ? 
Pas vrai­ment, à vrai dire avant de com­mencer cette aven­ture, je savais à peine qui il était et igno­rait totale­ment qu’il était l’au­teur d’au­tant de succès !

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’u­nivers de Willemetz ? 
Sa tru­cu­lence, sa joie de vivre et sa finesse, c’est de l’or­fèvrerie ! Il écrivait avec l’ex­i­gence d’un auteur dra­ma­tique, ses chan­sons sont plus que des chan­sons, ce n’est pas un hasard si beau­coup d’en­tre elles ont tra­ver­sé le siè­cle… Ses textes sont un bon­heur à inter­préter, son univers est proche de celui de Jules Renard ou celui de Gui­t­ry dont il était un ami très proche…

Par­lez-nous de votre troupe. Com­ment s’est passé le choix des comédiens ? 
J’ai fait peu d’au­di­tions ; j’avais très peu de temps pour mon­ter le spec­ta­cle, alors j’ai fait appel à des chanteurs déjà rom­pus à ce genre de tra­vail et que je con­nais­sais déjà, six per­son­nal­ités totale­ment dif­férentes, et j’ai con­stru­it le show en fonc­tion d’eux.

Allez-vous renou­vel­er cette expéri­ence de mise en scène ? 
Je l’e­spère vive­ment, sans avoir d’idée sur ce qui suc­cèdera à Mon homme, je sais que quelque chose se présen­tera, je laisse faire la vie, le hasard…

Quels sont vos pro­jets artistiques ? 
Je vais ter­min­er bien­tôt l’en­reg­istrement d’un disque. Je fais égale­ment beau­coup d’ex­pos pho­to, la prochaine sera à Mont­martre du 6 au 10 octo­bre à L’Ate­lier des Artistes sur « Les Chemins de Saint Jacques de Compostelle ».

Expo­si­tion « Camino de San­ti­a­go », L’Ate­lier des Artistes, 56 rue Duran­tin, Paris. Tél : 01.42.55.08.45. Tour de chant le 6, 7 et 8 à 21 h.