Peau d’âne

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peaudaneMise en scène de Clé­men­tine Niewdanski
Musique com­posée et inter­prétée par Mar­i­anne Thiéry

Avec Geof­froy Ron­deau, Leïla Moguez et Mar­i­anne Thiéry Lumières de Camille Darier
Cos­tumes de Sophie Por­teu de la Morandière

Le pub­lic est accueil­li sous l’œil souri­ant de Mar­i­anne Thiéry qui inter­prète une petite mélodie sur un piano à queue minia­ture… Le décor est sobre, voire inex­is­tant mais la présence de Mar­i­anne Thiéry capte toute l’at­ten­tion du pub­lic. Il faut dire qu’elle est à la fois une fab­uleuse con­teuse et musi­ci­enne. Elle jon­gle entre les notes et les mots avec une aisance et un plaisir qui touche directe­ment le pub­lic. Ses com­pagnons de scène ont plus de mal à trou­ver leur place sur scène. Ils ten­tent de don­ner vie aux mots con­tés par Mar­i­anne Thiéry, mais ce par­ti pris de mise en scène ne s’avère pas for­cé­ment une bonne option. Quitte à sus­citer l’imag­i­na­tion du pub­lic, les ombres chi­nois­es util­isées ici fonc­tion­nent mieux que la présence des comé­di­ens, qui pas­sant d’un rôle à  l’autre peinent à don­ner de la crédi­bil­ité à leur presta­tion. L’aspect musi­cal est assez réus­si : Mar­i­anne Thiéry passe de l’ac­cordéon au piano, sans oubli­er le chant tout en har­monie. Les mélodies inter­prétées en chœur sont toutes réussies et don­nent une couleur poé­tique à souhait à ce con­te. En résumé, ce spec­ta­cle est une excel­lente façon de décou­vrir le con­te de Peau d’âne mais qui fonc­tionne moins bien si l’on con­naît déjà la ver­sion de Jacques Demy…