Panique à bord

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Livret et paroles : Stéphane Laporte
Musiques : Patrick Laviosa
Mise en scène : Agnès Boury
Avec : Chris­tine Bon­nard, Ari­ane Pirie, Angélique Rivoux, Vin­cent Heden, Gilles Vajou, Jacques Verzier

Rarement croisière aura été aus­si tor­dante. Qua­tre ans après Simenon et Joséphine, leur pre­mière oeu­vre en com­mun, le tan­dem Stéphane Laporte (livret et paroles) et Patrick Laviosa (musique) récidive avec Panique à Bord, une «comédie hystéro-musicale».

On y suit les aven­tures de trois cou­ples plus ou moins bien assor­tis, tous embar­qués pour une croisière à bord du Titanas. Il y a Joséphine et son fils adop­tif Kévin, venus arna­quer les clients cré­d­ules, Pierre «Chou­quette» et sa femme Madeleine, en quête de nou­veaux fris­sons, et Edouard et Jen­ny respec­tive­ment le com­man­dant en sec­ond un brin psy­chopathe et chanteuse du navire. Trois cou­ples étrangers les uns aux autres, mais dont on va décou­vrir qu’ils ne sont pas si étrangers que cela, dans la plus pure tra­di­tion du vaudeville.

La feuille de route du Titanas est sim­ple : la croisière n’a pour autre but que de vous faire rire. Et à ce titre, il faut saluer la qual­ité de l’écri­t­ure de Stéphane Laporte, alliée à la mise en scène au cordeau d’Ag­nès Boury, qui per­met aux répliques de faire mouche à coup sûr. Les comé­di­ens ne sont pas en reste, et tout par­ti­c­ulière­ment le duo Chris­tine Bon­nard, en mère un rien indigne et Vin­cent Heden en fils gay pas tout à fait mod­èle. Dom­mage qu’Ar­i­ane Pirie en revanche frôle le sous-emploi pen­dant une bonne par­tie du spec­ta­cle, avec son per­son­nage mi-Reno Sweeney, mi-Aman­da Lear un peu en retrait. Elle ne retrou­ve véri­ta­ble­ment sa verve habituelle qu’à la fin du spec­ta­cle, lorsque le passé de son per­son­nage est dévoilé aux autres passagers.

Les choré­gra­phies de Car­o­line Roe­lands vien­nent soutenir le tout avec habileté et légèreté. Men­tion spé­ciale pour la très drôle scène «cuir» entre Ari­ane Pirie et Angélique Rivoux. La musique de Patrick Laviosa, mal­gré quelques coups de mou (à l’im­age de la chan­son «Je suis femme» de Jen­ny), se révèle assez effi­cace : il y a de fortes chances pour que vous sor­tiez du spec­ta­cle en fre­donnant le thème principal.

Au final, Panique à Bord est une belle réus­site. Pour une fois qu’on peut embar­quer sur une croisière sans avoir à se coltin­er le mal de mer, on aurait tort de s’en priv­er. Et si vous en voulez encore, un peu de patience : la suite, Panique au Harem, est en cours d’écriture.

Le site inter­net : paniqueabord.com