
Bienvenue au temple du marketing des grosses productions. Sachez que vous serez accueillis par des hordes de vendeurs de jouets, ballons, boules lumineuses, tee-shirts, le tout à l’effigie de Oui-Oui, bien sur. Quant au spectacle en lui-même, la débauche de moyens est impressionnante. On se croirait dans le studio de Oui-Oui avec le vrai lampadaire, les vraies marguerites, sans oublier la vraie automobile de Oui-Oui ! Les décors, les costumes, l’agencement des lumières, tout est fait pour que les enfants plongent dans l’univers du petit lutin au chapeau rouge et c’est un pari gagné. En tant qu’adulte, l’intérêt artistique est plus que limité. En effet, les voix ainsi que l’orchestration sont enregistrées du début à la fin pour les chansons comme pour les dialogues (ce qui réduit à néant toute interaction avec les enfants). Mais l’intérêt est-il vraiment artistique en cette occasion ? Il faut voir les yeux des enfants qui brillent de plaisir juste de regarder leur personnage préféré pour de vrai. L’histoire est simple et fonctionne parfaitement. Les « comédiens » réalisent néanmoins une véritable performance : au-delà de ne s’exprimer qu’avec les bras ou les mains, ils interprètent de multiples chorégraphies avec d’énormes chaussures (taille moon boots). Les connaisseurs reconnaîtront et apprécieront la voix de Laurent Ban qui interprète généreusement Potiron, le maire de Mini-ville.