On a volé le bras de Costentenus (Critique)

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ON A VOLÉ LE BRAS DE COSTENTENUS

Un spec­ta­cle de HEY! La Cie

Résumé :

ON A VOLÉ LE BRAS DE COSTENTENUS! spec­ta­cle vivant, com­mente d’un point de vue fan­tas­magorique la grande épopée du tatouage depuis le XIXème siè­cle et l’état d’esprit des grands per­son­nages qui l’ont tra­ver­sé. Dans une suc­ces­sion de numéros et d’apparitions, le pub­lic est emporté par une troupe imag­i­naire toute entière dédiée à la mémoire de Cos­ten­tenus, l’un de ces « Grands Tatoués » qui se pro­dui­saient jadis dans les cirques, les spec­ta­cles forains et de rue, et dans le Music Hall.

Notre avis :

C’est dans une ambiance de music hall, que le pub­lic est accueil­li dans le Tat­too hall. Effec­tive­ment Cos­ten­tenus, au cen­tre de l’intrigue, était un artiste tatoué renom­mé qui se pro­dui­sait jadis dans les cirques, les spec­ta­cles forains et de rue. Le spec­ta­cle est com­posé d’une suc­ces­sion de numéros et d’apparitions qui lui ren­dent hommage.

La scéno­gra­phie est par­ti­c­ulière­ment réussie et aboutie avec notam­ment des images très graphiques pro­jetées sur scène qui par­ticipent de près à l’ambiance et aux décors du spec­ta­cle. Chaque numéro nous emporte, ce qui est dû égale­ment à des lumières sub­tiles et util­isées avec une grande précision.

La musique est le point fort du spec­ta­cle. Des orgues de bar­barie présents sur scène, repren­nent des airs plus ou moins con­nus pour accom­pa­g­n­er les numéros. De vieux et majestueux micro­phones font égale­ment réson­ner bruitages et morceaux anciens. Antoine Bitran , musi­cien et arrangeur qui a créé lui-même  cer­taines par­ti­tions en car­ton pour orgues de bar­barie, insuf­fle ici une ambiance musi­cale très orig­i­nale. Le spec­ta­cle est égale­ment ponc­tué par de la musique con­tem­po­raine voire expéri­men­tale aux notes dis­so­nantes. Ce par­ti pris ajoute de la lour­deur et de la lenteur au spec­ta­cle qui affirme ain­si son côté alter­natif, certes mais du coup en rebu­tant par­fois un pub­lic moins averti.
Les numéros ne sont pas tous du même intérêt. Ain­si, la presta­tion d’Alba Faivre sur son mat chi­nois en ouver­ture est spec­tac­u­laire entre décon­trac­tion et per­for­mance physique, le numéro du marin qui danse avec son ombre est très poé­tique et réus­si. D’autres moments peu­vent par­fois don­ner une impres­sion de longueur, d’autant plus que les bancs du Cirque Elec­trique sont par­ti­c­ulière­ment inconfortables.

Au final, ce spec­ta­cle est un ovni comme seul le Cirque Elec­trique sait en accueil­lir. Il y manque un peu de légèreté et d’humour, mais c’est une belle illus­tra­tion de spec­ta­cle vivant alternatif.