Critique : Non, je ne danse pas

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non je ne danse pasTexte et chansons
Lydie AGAESSE
Musiques
Thier­ry BOULANGER et Patrick LAVIOSA
Mise en scène :
Jean-Luc REVOL
Avec :
Mag­a­li BONFILS, Chris­tine BONNARD
Flo­rence PELLY, Ari­ane PIRIE

Vous fréquentez régulière­ment Wis­te­ria Lane ? Alors n’hésitez pas à venir décou­vrir Non je ne danse pas ! La pièce racon­te l’his­toire de qua­tre voisines se retrou­vant les soirs de pleine lune sur les march­es de leur per­ron pour partager leurs sou­venirs, leurs expéri­ences des hommes et refaire le monde.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les qua­tre comé­di­ennes investis­sent la scène avec énergie, émo­tion et fan­taisie ! Ari­ane Pirie joue avec toute sa fougue et sa folie naturelles, Chris­tine Bon­nard nous con­cocte un cock­tail d’humour et de ten­dresse, Flo­rence Pel­ly envoûte le pub­lic de sa voix suave et jazzy et pique le pub­lic avec la justesse de son inter­pré­ta­tion et Mag­a­li Bon­fils incar­ne à mer­veille l’éternelle céli­bataire spé­cial­isée en rup­ture la veille de la Saint Valentin. Cha­cune des comé­di­ennes a ici tout le loisir d’exprimer sa per­son­nal­ité en incar­nant son per­son­nage. Et même si on les con­naît déjà sur leur reg­istre respec­tif, leur per­for­mance n’en est pas moins croustillante.
L’histoire est ron­de­ment menée, les dia­logues sont per­cu­tants, tan­tôt drôles, tan­tôt émou­vants. Cette pièce légère se déguste sans retenue grâce notam­ment à l’efficacité de la mise en scène signée Jean-Luc Revol. Il a en effet le don de s’approprier la scène et joue ain­si avec tout le poten­tiel des décors, des couleurs, des acces­soires, des cos­tumes et bien sûr des comé­di­ennes. Il s’amuse et emmène le pub­lic avec lui.
Côté musique, Patrick Laviosa et Thier­ry Boulanger ont réus­si une jolie par­ti­tion mélodieuse et roman­tique à souhait. La présence de la con­tre­basse apporte une touche jazzy qui enri­chit l’univers musi­cal du spec­ta­cle. L’utilisation de musiques con­tem­po­raines enreg­istrées don­nent égale­ment un aspect éclec­tique à l’ambiance musi­cale générale.
Côté choré­gra­phie, l’autodérision est de mise ! Le style est par­faite­ment coor­don­né à chaque per­son­nage et con­tribue à faire sourire ou rire le spectateur.
En résumé, une pièce qui se laisse voir avec autant de plaisir qu’une bonne série améri­caine, les chan­sons en plus…