Accueil Critique New-York — « Once le musical » (Critique)

New-York — « Once le musical » (Critique)

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Mise en scène : John Tiffany
Livret : Enda Walsh
Musique et paroles : Glen Hansard et Marké­ta Irglova
Avec : Steve Kazee, Cristin Mil­i­oti, David Abeles, Will Con­nol­ly, Eliz­a­beth A. Davis, David Patrick Kel­ly, Eliza Hol­land Madore, Anne L. Nathan, Lucas Papaelias, Rip­ley Sobo, Andy Tay­lor, Erik­ka Walsh, Paul Whit­ty, J. Michael Zygo.

Once le musi­cal est l’his­toire d’une jeune maman tchèque qui ren­con­tre dans les rues de Dublin un gui­tariste tal­entueux. Tout les deux se décou­vriront une pas­sion com­mune pour l’écri­t­ure : l’un à la com­po­si­tion et l’autre à l’écri­t­ure de paroles. Au fil du temps, ils appren­dront à se con­naitre et à s’aimer, entourés de leurs amis musiciens.

Notre avis :

Après que le film a rem­porté plusieurs prix inter­na­tionaux ain­si qu’un Oscar pour la chan­son « Falling Slow­ly », Once - l’adap­ta­tion musi­cale — a ouvert ses portes la sai­son dernière sur Broad­way. Le Bernard B. Jacobs The­atre accueille donc depuis quelques mois ce spec­ta­cle intimiste à petit bud­get qui a récem­ment rem­porté huit Tony Awards dont celui de meilleur comédie musicale.
Dès l’en­trée du pub­lic, le chal­lenge est qua­si­ment rem­pli. Le décor est unique : un pub irlandais où des serveurs accueil­lent les spec­ta­teurs, sur scène, invités à boire un verre en com­pag­nie d’une par­tie des artistes en plein « bœuf » musi­cal. L’am­biance irlandaise est instal­lée et les spec­ta­teurs peu­vent immé­di­ate­ment appréci­er le tal­ent des musiciens/chanteurs de cette distribution.
Après 30 min­utes de pré-show, le spec­ta­teur rejoint son siège en musique et le spec­ta­cle com­mence sans qu’on s’en aperçoive.
La créa­trice lumière mul­ti-récom­pen­sées, Natasha Katz (The Addams Fam­i­ly, Peter Pan, Twelfth Night, Fol­lies …), qui a reçu le Tony Award de la meilleure créa­tion lumières, a réus­si à offrir à cette ren­con­tre un écrin de douceur et de poésie.
Ain­si, le spec­ta­teur est con­quis et se laisse porter par l’his­toire de ces deux musi­ciens, qui se ren­con­trent, tombent amoureux et décou­vrent le sens du mot « partage ».
Les rôles sont tous très bien dis­tribués et inter­prétés par des acteurs tal­entueux s’ac­com­pa­g­nant eux-mêmes à la bat­terie, gui­tare, vio­lon­celle ou percussions.
Tous par­ticipent à la créa­tion d’un groupe qui nous fera voy­ager jusqu’à Dublin avec des moments d’é­mo­tions et de rire. Notons la per­for­mance de David Abeles, l’un des musi­ciens du pub, qui arrive à se démar­quer de l’ensem­ble et à se faire remar­quer aux côtés du rôle mas­culin principal.
Le tout est soutenu par une acous­tique de théâtre où l’on remar­que à peine la présence de micro, ce qui est par­ti­c­ulière­ment agréable dans une comédie musi­cale de Broadway.
C’est donc sans aucun doute que Once le musi­cal mérite ses huit Tony Awards ain­si que les salles combles chaque soir.
Il fait par­tie des spec­ta­cles incon­tourn­ables à voir et revoir à Broadway.