My Fair Lady — How ‘Loverly’ !

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Affiche de My Fair Lady à Londres en 2002 ©DR
Affiche de My Fair Lady à Lon­dres en 2002 ©DR

Paroles d’Alan Jay Lern­er, musique de Fred­er­ick Loewe. Livret d’Alan Jay Lern­er, d’après la pièce de théâtre de George Bernard Shaw : Pyg­malion.

Créa­tion
A New York, au Mark Hellinger The­ater le 15 mars 1956.

A Lon­dres, au Drury Lane The­atre le 30 avril 1958.

Prin­ci­pales chansons 
Why can’t the Eng­lish? Would­n’t it be lover­ly? With a lit­tle bit of luck, The rain in Spain, I could have danced all night, On the street where you live.

Syn­op­sis
Hen­ry Hig­gins est un illus­tre pro­fesseur de phoné­tique. Un soir, à Covent Gar­den, il fait la con­nais­sance du Colonel Pick­er­ing et d’une marchande de fleurs nom­mée Eliza Doolit­tle. Elle pro­pose au savant de l’en­gager pour qu’il lui enseigne les bonnes manières et la débar­rasse de son accent « cock­ney ». Eliza pour­rait ain­si amélior­er sa sit­u­a­tion sociale. Hig­gins accepte le défi et accueille la jeune fille chez lui. Au terme de leçons éprou­vantes, Hig­gins emmène son élève à Ascot puis à un bal où elle est présen­tée à la reine. Les con­vives tombent sous son charme. Zoltan Karpa­thy, un ancien étu­di­ant d’Hig­gins, affirme qu’elle appar­tient à la noblesse européenne. Hig­gins savoure sa vic­toire. Son atti­tude blesse Eliza qui trou­ve refuge auprès de la mère de ce dernier.

Thème
My Fair Lady est l’adap­ta­tion musi­cale de Pyg­malion de George Bernard Shaw. Le dra­maturge s’est inspiré du mythe grec pour évo­quer la rela­tion qui unit Hig­gins à Eliza. Le per­son­nage d’Hig­gins présente de nom­breuses simil­i­tudes avec le sculp­teur grec. Leur misog­y­nie les a con­duit à ne jamais se marier.
Tous deux excel­lent dans leur art : Pyg­malion réalise la stat­ue d’une femme par­faite tan­dis qu’Hig­gins donne une excel­lente édu­ca­tion à Eliza. A l’in­star du sculp­teur grec, Hig­gins s’éprend de sa création.

L’adap­ta­tion de Lern­er et de Loewe respecte l’e­sprit de la pièce. Seule la fin dif­fère. My Fair Lady est empreinte de la satire shaw­i­enne : Hen­ry Hig­gins raille ses conci­toyens dans la chan­son inti­t­ulée « Why can’t the Eng­lish ? » Les dis­tinc­tions sociales sont au coeur des préoc­cu­pa­tions de cette oeu­vre. Shaw cri­tique avec finesse la haute-société bri­tan­nique et se moque de la moral­ité des class­es moyennes représen­tées par le père d’Eliza.

L’his­toire der­rière l’histoire 
La créa­tion de cette comédie musi­cale ne s’est pas faite sans dif­fi­culté. Beau­coup de pro­duc­teurs souhaitaient faire de Pyg­malion une comédie musi­cale mais George Bernard Shaw était réti­cent. Le dra­maturge avait gardé un mau­vais sou­venir de l’adap­ta­tion musi­cale d’une de ses oeu­vres, The Choco­late Sol­dier. Il ne voulait pas voir « une autre de ses pièces dégradées en opérette ».
En out­re, Gabriel Pas­cal pro­duisit une adap­ta­tion ciné­matographique de Pyg­malion pour laque­lle Shaw élab­o­ra la scène du bal. Elle devint la prin­ci­pale séquence de ce film. Par con­séquent, si Shaw changeait d’avis et décidait d’adapter musi­cale­ment Pyg­malion, Gabriel Pas­cal devait faire par­tie du projet.

Après la mort de Shaw en 1950, Pas­cal con­tac­ta de nom­breux com­pos­i­teurs et libret­tistes dont Rodgers et Ham­mer­stein, Cole Porter, Leonard Bern­stein ain­si que Lern­er et Loewe. Sa pro­pre mort en 1954 l’empêcha de con­cré­tis­er son des­sein. Lern­er et Loewe prirent le relai. Ils tra­vail­lèrent sur l’adap­ta­tion et inclurent la scène du bal. On pro­posa à Rex Har­ri­son le rôle du pro­fesseur Hig­gins. Le comé­di­en hési­ta longue­ment avant de l’ac­cepter en rai­son de ces capac­ités lim­itées de chanteur. Lern­er voulait engager Mary Mar­tin dans le rôle d’Eliza mais elle n’é­tait pas disponible. Julie Andrews, alors qua­si-incon­nue, fut choisie après audi­tion. Les cri­tiques furent ent­hou­si­astes et My Fair Lady reçu de mul­ti­ples récom­pens­es dont les fameux Tony Awards.
Rex Har­ri­son, Stan­ley Hol­loway et Julie Andrews créèrent les rôles du Pro­fesseur Hig­gins, Alfred Doolit­tle et d’Eliza à New York et à Lon­dres. George Cukor réal­isa une adap­ta­tion ciné­matographique de My Fair Lady en 1964. Rex Har­ri­son et Stan­ley Hol­loway y inter­prétèrent leurs per­son­nages respec­tifs tan­dis qu’Au­drey Hep­burn rem­plaça Julie Andrews. Le film rem­por­ta aus­si un vif suc­cès auprès du pub­lic et reçu huit oscars.

Ver­sions de référence 
My Fair Lady, cast­ing orig­i­nal de Broadway.

My Fair Lady, bande orig­i­nale du film.

My Fair Lady, film en VHS ou DVD, Warn­er Bros