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Mon frigo me trompe

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De et avec Rémi Cot­ta et Lau­rent Couson
Mise en scène par Miguel-ange Sarmiento
Livret : Rémi Cot­ta, Musique : Lau­rent Couson
Choré­gra­phie : Sophie Chade­faux, Créa­tion Lumière : Chris­t­ian Mazu­bert, Créa­tion Coif­fure : Thier­ry Di-cec­ca, Cos­tumes et décors : Rémi Cotta

De son pro­pre roman éponyme, Rémi Cot­ta a retenu quelques per­son­nages ain­si que les scènes à car­ac­tère onirique. Nous entrons ain­si dans les rêves et fan­tasmes d’une per­son­ne obèse dont le piv­ot cen­tral de survie est l’im­placa­ble fri­go qui lui donne nais­sance en lever de rideau. L’énorme créa­ture ? remar­quable et red­outable trav­es­tisse­ment !! ? rêve, par­le, chante et danse, dans une scéno­gra­phie astu­cieuse, pour exhiber sa douce mélan­col­ie de ne pas être une per­son­ne comme les autres. Les inter­ven­tions d’une mère un peu indigne et d’un amoureux incer­tain appor­tent une note d’hu­mour acide à un texte (trop ?) riche, et la musique, dis­crète mais élé­gante, souligne les états d’âme du per­son­nage ; à ce sujet, le pas­sage du par­lé au chan­té est l’un des plus déli­cats qu’on ait pu enten­dre ces derniers temps. On ne peut que saluer la per­for­mance excep­tion­nelle du comé­di­en, égale­ment auteur de la pièce, non seule­ment dans son inter­pré­ta­tion de la jeune femme boulim­ique, mais égale­ment dans sa presta­tion vocale.