Mesdames de la Halle (Critique)

0
170

mesdames-de-la-halleMes­dames de la Halle
Jacques Offenbach
Opérette-bouffe en un acte, 1858
Livret d’Armand Lapointe précédé d’un pro­logue en chan­sons avec des textes d’Emile Zola, Maxime Du Camp et Hen­ri Boutet

En français

En copro­duc­tion avec le Théâtre de la Croix-Rousse

Direc­tion musi­cale Nicholas Jenkins
Mise en scène Jean Lacornerie
Décors Bruno de Lavenère
Cos­tumes Robin Chemin
Choré­gra­phie Raphaël Cottin
Effet magie Thier­ry Collet
Lumières Bruno Marsol
Croûte-au-Pot Yete Queiroz
Ciboulette Anne-Marie Suire
Madame Madou Pierre Héritier
Raflafla Jérémie Schütz
Madame Poire­tapée Flo­ri­an Cafiero
Made­moi­selle Beure­fon­du Math­ieu Gardon
La Marchande de plaisirs Catali­na Skinner-Moreno
Comé­di­en Thier­ry Gondet
Comé­di­enne Anne Girouard
Chanteurs du Stu­dio de l’Opéra de lyon
Orchestre de l’Opéra de Lyon

L’histoire
Le quarti­er des Halles, le marché, la fontaine des Inno­cents, les cris de Paris, la vie quo­ti­di­enne et les bon­i­ments des marchan­des de qua­tre-saisons ou de pois­sons – Madame Madou, Madame Beur­re­fon­du, Madame Poire­tapée. Au milieu, le Major Raflafla, un coureur de dot, cherche une épouse qui aurait des rentes. La belle Ciboulette, enfant per­due, enfant trou­vée, ren­con­tre l’amour avec le char­mant mar­mi­ton Croûte-au-Pot ; et par hasard et par mir­a­cle, elle retrou­ve ses parents.

Notre avis
Par­al­lèle­ment à la comédie potagère, Le Roi Carotte, l’Opéra de Lyon, en parte­nar­i­at avec le Théâtre de la Croix-Rousse reprend la comédie maraîchère de Jacques Offen­bach, Mes­dames de la Halle, dans la mise en scène de Jean Lacormerie.
L’intelligence de cette mise en scène est d’avoir agré­men­té l’opérette — dont le livret est d’un intérêt très lim­ité — d’un pro­logue en chan­sons dia­ble­ment effi­cace. Le spec­ta­cle a été con­stru­it dans l’esprit d’une revue de cabaret qui décrit l’univers des halles de Paris. Nous trou­vons les comé­di­ens Anne Girouard et Thier­ry Gondet en meneurs de revue pleins d’énergie, de fan­taisie et de bonne humeur. Ils présen­tent l’orchestre instal­lé sur la moitié de la scène, ils présen­tent les halles, ils chantent, ils dansent et nous amè­nent douce­ment vers l’intrigue de Mes­dames de la Halle qui est racon­tée de façon très joyeuse. Visuelle­ment, tout est réus­si, les décors et cos­tumes sont très beaux et per­me­t­tent une nar­ra­tion flu­ide et originale.
L’opérette d’Offenbach est inter­prétée par les solistes du Stu­dio de l’Opéra de Lyon qui habil­lés d’oignons, de poireaux, de fruits de mer ou de blettes font revivre l’ambiance gouailleuse des halles de Paris. Ils font preuve dans l’ensemble d’une inter­pré­ta­tion très investie même si la dic­tion est sou­vent aléa­toire. On remar­quera surtout la presta­tion en tous points excel­lente de Yete Queiroz dans le rôle de Croûte-au-Pot.
Rien de tel que ce con­cen­tré de légumes et de rires pour com­penser les excès gas­tronomiques de ces fêtes de fin d’année !