Merci le Vingtième Théâtre !

0
157

vingtieme

Patrick Laviosa
Com­pos­i­teur, pianiste, comé­di­en, chanteur (Créa­tures, Panique à bord, La Nuit d’El­liot Fall, Char­lène Duval, Pas­cal Mary, Youpi, c’est mer­cre­di !, Les 2 G, artistes de music-hall, Chi­enne, Noces de Rose).

Très dif­fi­cile de citer « le » sou­venir mar­quant relié au Vingtième Théâtre. Il y en a tellement…
- Ma ren­con­tre avec Roland Romanel­li (qui accom­pa­g­nait Manon Landows­ki auprès de Thier­ry Boulanger)…
- Le partage des loges avec Lio qui jouait un mono­logue de Marie Darieussec, pen­dant Créa­tures
- Le jour de grève des trans­ports pen­dant Panique à bord où, le spec­ta­cle ayant été annulé, on a quand même chan­té quelques chan­sons aux rares spec­ta­teurs groupés autour du piano, pour ne pas qu’ils repar­tent déçus…
- Avoir accom­pa­g­né Nicole Croisille pen­dant les soirées spé­ciales des 2G
Mais aus­si, en tant que spectateur :
- L’é­mo­tion de voir mon vieil ami Denis (d’Ar­can­ge­lo) faire son pre­mier réc­i­tal en Madame Raymonde…
- Pou­voir applaudir Lil­iane Mon­tevec­chi, il y a seule­ment quelques semaines…
- Et le Roméo & Juli­et de Vin­ciane Regat­tieri qui m’a transporté…

Agnès Boury
Auteure et met­teure en scène (Créa­tures, Panique à bord)

Vrai­ment créés sur place il y a eu Créa­tures et Panique à Bord, dans un con­fort total, le théâtre pour nous tout seuls, ce très grand plateau que vous con­nais­sez tous, l’équipement inespéré et les régis­seurs au taquet ! Mer­ci encore à la dynamique insuf­flée par Pas­cal, Philippe et tous les tech­ni­ciens et admin­is­trat­ifs qui se sont suc­cédé. À part ces deux créa­tions « mai­son » il y a eu telle­ment de repris­es, de show­cas­es, de lec­tures, de cartes blanch­es, de galas, de soirées spé­ciales, sans compter mes nom­breuses fois en sim­ple spec­ta­trice, que j’ai l’im­pres­sion d’avoir passé un temps fou là-bas ! Un temps fou et heureux, dans un lieu unique à la pro­gram­ma­tion unique. Le sou­venir que j’en garderai : un vrai pan d’his­toire du théâtre parisien, dans une grande mai­son de famille avec une tripotée de cousins. Bon, les cousins, on se croise tout le temps, ça va pas s’ar­rêter comme ça ; pour nos ton­tons… ben on ira où ils iront.

Alexan­dre Faitrouni
Comé­di­en (La Fab­rique, 31)

J’ai eu la chance de jouer La Fab­rique deux fois au Vingtième Théâtre. Le Vingtième, je con­nais aus­si de par les évène­ments ponctuels comme les con­certs des Funam­bules ou encore le con­cert des Cœurs en scène aux­quels j’ai eu l’hon­neur de par­ticiper. C’est un plateau que j’aime. Un théâtre que j’aime. Et qui me vaut bon nom­bre d’ex­cel­lents sou­venirs ! Le Vingtième c’est avant tout une belle his­toire. Un rap­port par­ti­c­uli­er avec le théâtre musi­cal français. Ils ont don­né leur chance à beau­coup, beau­coup de créa­tions orig­i­nales. Ils ont lancé des spec­ta­cles incroy­ables juste en leur accor­dant leur con­fi­ance. Que je dis « ils », je par­le évidem­ment de l’équipe du Vingtième Théâtre… Ils fer­ont par­tie des belles ren­con­tres qu’on a la chance de faire dans ce méti­er. Pas­cale, Philippe, Emi­lie, Allan, Jo, David… Je garde le sou­venir d’ac­cueil tou­jours bien­veil­lant et heureux de voir les équipes arriv­er. Je trou­ve très triste l’idée que ce théâtre ferme mais je sais très bien que cette équipe rebondi­ra pour notre plus grand plaisir ! Je vais juste ter­min­er en leur adres­sant un énorme « Mer­ci ». Tout simplement.

Jacques Verzi­er
Comé­di­en (Panique à bord, Les Funam­bules, Youpi c’est mer­cre­di)

J’y ai joué Panique à bord, de longues et joyeuses semaines. J’ai par­ticipé à de belles soirées avec les Funam­bules, Car­o­line Roë­lands et ses Youpi, et beau­coup d’autres autour de l’ami­tié et de la musique. J’ai eu la chance d’y faire une mag­nifique lec­ture du Bais­er de la femme araignée, une autre de Esprit es-tu là.Le sou­venir (déjà par­ler d’un sou­venir?) est celui d’une mai­son, ouverte dans tous les sens du ter­mes, à toutes les envies, à tous les tal­ents, le point d’an­crage d’une famille qui s’est con­sti­tuée là, et pas ailleurs.

Arnaud Denis­sel
Comé­di­en (Autour de ma pierre il ne fera pas nuit, Jean de la lune, L’Hô­tel des roches noires, Je t’aime tu es par­fait, change)

Ce que je garde et garderai du Vingtième, c’est tout d’abord un esprit d’ équipe accueil­lant, sim­ple , chaleureux, une envelop­pante atmo­sphère empreinte de rires. Un lieu de créa­tion for­mi­da­ble où nom­bre de com­pag­nies ont pu exprimer leur tal­ent, et il y en a eu beau­coup au Vingtième. Une scène très agréable à tra­vailler et un rap­port avec la salle par­fait, un pub­lic con­fort­able­ment assis et que l’on sen­tait là, proche. On a con­nu des salles pleine, des salles moins bien rem­plies mais le pub­lic était là pas­sion­né, curieux et très sou­vent chaleureux, cette salle a per­mis de mer­veilleux moments de partage. Nous étions tous des arti­sans au Vingtième, dans la noblesse de ce mot, à chercher, s’adapter, essay­er, peaufin­er et cela avec la disponi­bil­ité et l’en­t­hou­si­asme de tous les gars de la tech­nique, ah oui qu’ils font par­tie de tous ces bons moments ces loulous ! Et les loges… à l’an­ci­enne, en col­lec­tif, comme dans une roulotte, qu’est ce qu’on y a ri. Oui il y en a beau­coup de très très beaux sou­venir au Vingtième, je les garde pré­cieuse­ment et remer­cie du fond du coeur tout l’équipage de ce beau navire : Pas­cal, Emi­lie, Philippe, Allan, David, Johan, Yohan, et tous les anciens et nou­veaux aus­si Igor, Char­lie.… A bien­tôt, ailleurs, mais à bien­tôt et merci !

Alexan­dre Bonstein
Comé­di­en, auteur et met­teur en scène (Créa­tures, Roméo & Juli­et, Youpi c’est mer­cre­di, Chi­enne et Les mau­dits et Noces de Rose — courts-métrages tournés sur la scène du Vingtième Théâtre)

J’ai telle­ment de sou­venirs forts que je me sens un attache­ment famil­ial avec ce théâtre, enfin… pas seule­ment avec ce lieu unique, mais surtout avec cette équipe for­mi­da­ble : Pas­cal, Philippe, Emi­lie, Allan, Johann, David. C’est le théâtre dans lequel j’ai le plus joué, et c’est aus­si le théâtre que j’ai le plus fréquen­té en tant que spec­ta­teur. C’est sim­ple­ment un des lieux de ren­con­tres artis­tiques et humaines qui compte le plus pour moi.

Cyrille Gar­it
Auteur (Les Instants volés)

A notre arrivée, mon sou­venir le plus mar­quant a été l’en­tière disponi­bil­ité de l’équipe du théâtre, et plus par­ti­c­ulière­ment de la tech­nique. Cela nous a vrai­ment per­mis de pren­dre nos mar­ques en con­fi­ance et d’ap­préhen­der sere­ine­ment l’ex­ploita­tion du spec­ta­cle. Mais plus large­ment le Vingtième sera tou­jours celui qui m’au­ra don­né la chance d’en­fin créer Les Instants Volés et qui aura fait naitre des ami­tiés qui, je l’e­spère, dureront aus­si longtemps que possible.

Sté­fanie Robert
Comé­di­enne (Les Instants Volés)

Un lieu idéal pour jouer… Ce grand plateau qui dégage une atmo­sphère très par­ti­c­ulière, une équipe aux petits soins que ce soit les régis­seurs ou dans l’équipe de direc­tion… et ce moment quand on est arrivé un matin pour répéter et que la ser­vante était allumée sur la scène…Magique.

Char­lène Duval
Comé­di­enne et chanteuse (Torch Song Tril­o­gy, Charlene’s Back, Entre copines, Mist­inguett (et puis c’est tout), Youpi c’est mer­cre­di, Youpi c’est repar­ti)

J’ai trou­vé dans ce théâtre une équipe mer­veilleuse, amoureuse du théâtre et à la dis­po­si­tion des artistes, que ce soit à l’administration ou à la tech­nique, et d’une gen­til­lesse sans faille. La co-réal­i­sa­tion a ren­du pos­si­ble cer­taines créa­tions qui n’auraient pu voir le jour autrement. Le rap­port scène/salle idéal, la taille du plateau, le grand rideau rouge, sont des élé­ments cap­i­taux qui pou­vaient don­ner l’illusion d’un soir que nous étions dans un grand music-hall ou un petit théâtre. Que l’on soit dans la salle ou sur scène, la prox­im­ité m’a fait vibr­er plus sou­vent qu’à mon tour et je dois au Vingtième des émo­tions fortes qui res­teront tou­jours bien vives dans ma « carrière ».

Emmanuel Vacarisas
Comé­di­en (Coups de foudre)

Quel grand plaisir cela a été de jouer pen­dant trois mois dans ce théâtre ! Les nom­breuses affich­es qui s’é­tal­ent sur les murs du théâtre sont la preuve de la vivac­ité du lieu, de la place impor­tante qu’y avait le spec­ta­cle musi­cal. Il restera la fierté d’avoir fait par­tie de cette aven­ture, et le sou­venir de son équipe chaleureuse et accueil­lante. Merci !

Julien Salvia
Comé­di­en et com­pos­i­teur (Coups de foudre, Le prince et le pau­vre)

Je garde du Vingtième le sou­venir d’un lieu hyper accueil­lant avec des gens super sym­pas et tou­jours à l’é­coute que ce soit à l’ad­min­is­tra­tion ou les tech­ni­ciens. Un lieu vivant et plein d’én­ergie créatrice !

Jonathan Kerr
Auteur et comé­di­en (Moby Dick, le chant du mon­stre, Muta­tion)

J’ai présen­té plusieurs œuvres au Vingtième Théâtre :  récem­ment Muta­tion, une funam­bu­la­tion poé­tique dans les pas de Nougaro et juste aupar­a­vant Moby Dick, le chant du mon­stre, deux œuvres théâ­trales et musi­cales dont je suis l’auteur, plusieurs con­certs en tant qu’auteur com­pos­i­teur inter­prète et j’ai par­ticipé à de nom­breuses lec­tures, fes­ti­vals et audi­tions de spec­ta­cles J’ai tou­jours été bien accueil­li. Le Vingtième Théâtre restait un des derniers endroits de lib­erté pour ce genre sou­vent si com­pliqué à met­tre en place (surtout d’un point de vue financier) qu’est le théâtre musi­cal ( néces­si­tant l’emploi de musi­ciens de danseurs, de chanteurs et de comé­di­ens avec sonori­sa­tion adéquate et jeux de lumières appro­priés). Je suis triste de sa dis­pari­tion prochaine. Il me suff­i­sait sou­vent d’un sim­ple appel à Pas­cal Mar­tinet, son directeur,  et en fonc­tion des disponi­bil­ités, la mise en place d’un pro­jet deve­nait pos­si­ble. Dans notre pro­fes­sion, par­fois si con­san­guine, la dis­pari­tion du Vingtième Théâtre va laiss­er un vide insupportable.