Mathieu Sennacherib, un Français à Las Vegas

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Matthieu Sennacherib (c) DR
Matthieu Sen­nacherib © DR

Math­ieu Sen­nacherib, quelle est votre formation ?
J’ai com­mencé par la gym­nas­tique dès l’âge de six ans, j’é­tais pas­sion­né. Au fur et à mesure, j’ai pro­gressé et à 14 ans, j’ai com­mencé à faire de la gym­nas­tique à haut niveau. A 19 ans, je suis allé à la fac pour obtenir mon diplôme de prof d’EPS et en par­al­lèle, je bos­sais à Dis­ney­land comme acro­bate sur le spec­ta­cle Tarzan. Mon rêve secret était de faire un méti­er artis­tique mais j’at­tendais d’avoir un diplôme pour avoir une sécu­rité. A la fin de mon con­trat d’été, j’ai suivi une for­ma­tion : j’ai pris des cours de danse inten­sifs, de chant et de théâtre. J’ai com­mencé à tra­vailler sur des évène­men­tiels en tant qu’ac­ro­bate, puis en tant que danseur, puis en tant que comé­di­en chanteur. J’ai inté­gré les comédies musi­cales Hair et Fame en tournée, puis Mam­ma Mia!

Pou­vez-vous nous par­ler de votre expéri­ence sur Mam­ma Mia! ?
Ca a d’abord été une expéri­ence humaine. J’ai ren­con­tré des artistes très tal­entueux qui sont devenus des amis et qui m’ont don­né le goût d’être rigoureux dans le tra­vail et d’aller jusqu’au bout des choses. Pour moi,c ‘était l’aboutisse­ment de ce que je voulais faire en France : tra­vailler à Mogador, dans un théâtre grandiose, de façon très cadrée… J’ai énor­mé­ment appris. Et c’é­tait intense émotionnellement.

Com­ment a démar­ré l’aven­ture du Cirque du Soleil ?
Le Cirque du Soleil m’avait appelé en 2009–2010 et j’avais passé deux jours d’au­di­tion à ce moment là. Pen­dant deux ans, je n’ai pas eu de nou­velles. Ils m’ont rap­pelé pour me deman­der si je voulais éventuelle­ment faire par­tie de leur nou­veau spec­ta­cle à Las Vegas, sur Michael Jack­son. Évidem­ment, j’ai dit oui. Étant gym­naste, c’é­tait un rêve de gosse de pou­voir par­ticiper à un spec­ta­cle comme ça. Mais ça implique aus­si de par­tir aux Etats-Unis, de démar­rer une nou­velle car­rière, quit­ter ma famille, mes amis… mais pour vivre ma pas­sion. Je me retrou­ve donc pour la créa­tion du show à Mon­tréal puis ensuite à Las Vegas en févri­er 2013.

Que racon­te Michael Jack­son One ?
Qua­tre pro­tag­o­nistes entrent dans l’u­nivers de Michael Jack­son et décou­vrent un à un, soit ses gants, ses chaus­sures, son cha­peau ou ses lunettes qui sont dotés de pou­voirs mag­iques. Durant le spec­ta­cle, les paparazzi, qui incar­nent le Mal, vont ten­ter de vol­er ces pou­voirs. Dans ce spec­ta­cle, je suis acro­bate généralise / danseur. J’ai un gros numéro sur « Thriller » sur tram­po­line, j’ai égale­ment des numéros dan­sés sur des choré­gra­phies comme « Smooth Crim­i­nal », « Black Or White » et « Bad ». Le spec­ta­cle est explosif et est un franc suc­cès là-bas.

Com­ment ça se passe au sein de l’équipe ?
Ce qui m’a par­ti­c­ulière­ment frap­pé, c’est l’e­sprit de famille. On vient des qua­tre coins du globe : Japon, Corée, Aus­tralie, Israël, France, Angleterre, Etats-Unis, Brésil, Pays-Bas… On a tous quit­té notre cul­ture, notre famille. Les liens vont se créer assez vite. Après, il y a quand même de la com­péti­tion mal­gré la fra­ter­nité. Tu dois don­ner ton max­i­mum, pour être vu au maximum.
Pour le reste, le Cirque du Soleil chou­choute beau­coup ses artistes. On tra­vaille très dur (dix shows par semaine, deux par soir, plus des répéti­tions) mais on prend soin de nous. Tout est organ­isé, de l’ad­min­is­tratif… au mas­sage. C’est une expéri­ence intense, tant dans le tra­vail que tu effectues sur scène, que dans les rap­ports humains.

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