Accueil Critique Mamma Mia! (Critique)

Mamma Mia! (Critique)

0

mamma-mia-parisMusique d’AB­BA
Cather­ine John­son : Livret
Phyl­l­i­da Lloyd : Mise en scène
Mark Thomp­son : Scénographie
Howard Har­ri­son : Créa­tion lumière
Mar­tin Koch : Direc­tion musi­cale, musique addi­tion­nelle et arrangements
Bob­by Aitken : Créa­tion sonore

Dis­tri­b­u­tion (deux­ième saison) :

Don­na : Sophie Delmas
Tanya : Mar­i­on Posta
Rosie : Karen Gluck
Sophie : Gaelle Gauthier
Sky : Dan Menasche
Sam : Jerome Pradon
Hen­ri: Alain Wilmet
Paul: Fran­cis Boulogne
Lisa : Méli­na Mariale
Ali : Alix Briseis
Pep­per : Tris­tan Chapelais
Eddy : Syl­vain Mathis

Ensem­ble : Nol­wen Knecht, Car­ole Gayraud, Noémie François, Clé­mence Bou­vi­er, Maryse Boiteau, Lore­lyne Foti, Mag­a­li Dahan, Hervé Lewandows­ki, Olivi­er Rey, Eric Jet­ner, Eti­enne Duca­main, Bruno Des­planche, David Sol­laz­zo, Daniel Delyon
Swings : Fab­rice Caza­ux, Flo­ri­an Fruc­tu­oso, Lucile Bour­don, Gaëlle Pauly.

Le mot de la pro­duc­tion : 22 chan­sons légendaires d’ABBA racon­tent l’his­toire de Don­na, une mère céli­bataire qui habite une île grecque au charme par­a­disi­aque. Pour célébr­er le mariage de sa fille Sophie, qu’elle a élevée seule, Don­na a invité Rosie et Tanya, ses deux plus proches amies avec qui elle for­mait jadis le trio « Don­na et les Dynamos ».

Quant à Sophie, elle se lance à la recherche de son père incon­nu pour la men­er à l’autel. Elle lit le jour­nal intime de sa mère Don­na et y décou­vre trois pères poten­tiels par­mi ses anciens amants. Ne sachant pas duquel il s’agit, elle les invite en cachette à la céré­monie… En vingt-qua­tre heures chao­tiques, de nou­velles idylles vont fleurir et d’an­ciens amours vont renaître sur cette île.

2h40 dont 20 min­utes d’entracte.

Notre avis : Voilà, Mam­ma Mia! a ouvert en grandes pom­pes à Mogador. La pre­mière du 28 octo­bre a rem­porté un franc suc­cès et les ventes des bil­lets sem­blent con­firmer l’en­goue­ment d’un large pub­lic. Et pour qui veut pass­er une soirée sans se pos­er de ques­tions, juste se laiss­er aller à une his­toire sim­ple et linéaire pimen­tée par des chan­sons mythiques il ne faut pas boud­er son plaisir. En effet, tout est par­faite­ment réglé (le spec­ta­cle est plus que rôdé et il a fait ses preuves !), la troupe française s’en donne à cœur joie et l’én­ergie des artistes se com­mu­nique aux spec­ta­teurs qui guet­tent le prochain tube (tou­jours prompt à arriv­er). Quant à la ver­sion française, elle n’en­tache pas le plaisir que l’on peut pren­dre au spec­ta­cle. L’ac­tion se situe tou­jours sur une île grecque et met en présence des per­son­nes améri­caines (les prénoms de cer­tains per­son­nages ont été fran­cisés, ce qui donne un décalage un peu bizarre…). De toute manière, on ne peut pas dire que les chan­sons orig­i­nales atteignent des sum­mums de poésie et de recherche styl­is­tique… Donc en français ou en anglais : what­ev­er. En revanche les mélodies, sou­vent plus com­plex­es qu’il n’y parait, sont un plaisir à réé­couter. Atten­tion toute­fois pour les per­son­nes au cœur frag­ile : l’ou­ver­ture du spec­ta­cle, ain­si que de celle de la sec­onde par­tie, sont de nature à faire flanch­er les pace­mak­ers les plus costauds. D’ailleurs la salle entière sur­saute. Tout s’arrange, fort heureuse­ment, très rapidement.

Quant aux inter­prètes cha­cun défend son rôle avec con­vic­tion. Là encore l’én­ergie l’emporte. Notons que le soir de la pre­mière Karen Gluck, dans le rôle de Rosie, s’est tail­lée la part du lion (if I may say so), faisant éclater une nature comique idéale. Sa con­soeur Mar­i­on Pos­ta, en cougar qui s’ig­nore, s’en sort fort bien égale­ment. Claire Guy­ot assume par­faite­ment le rôle de Don­na, mère un rien dépassée par les événe­ments, Gaëlle Gau­thi­er est ravis­sante en jeune pre­mière séduite par Dan Menasche qui a de l’én­ergie à reven­dre. Le trio des pères fonc­tionne lui aus­si sans prob­lème, il est assez amu­sant de voir Jérôme Pradon dans un rôle léger, bien éloigné de ses dernières com­po­si­tions. Car même si quelques notes d’é­mo­tion sont dis­til­lées ici ou là, elles s’éven­tent rapi­de­ment au son de la prochaine chanson.

En résumé un spec­ta­cle qui tient ses promess­es par son pro­fes­sion­nal­isme et l’én­ergie qu’il dis­tille. On sait pourquoi on vient le voir, lim­ites inclus­es, on en ressort con­tent, le pari est gagné.