Magali Bonfils — Avare et nympho pour Les 7 Péchés Capitaux !

0
250
Magali Bonfils ©DR
Mag­a­li Bon­fils ©DR

Quelle est votre formation ?
J’ai com­mencé la musique dès l’âge de six ans et j’ai inté­gré le Con­ser­va­toire où j’ai appris le piano et le solfège pen­dant onze ans. J’ai tou­jours baigné dans un univers artis­tique car mes par­ents sont musi­ciens. Me lancer dans le méti­er s’est fait très naturelle­ment. Je savais déjà à douze ans que je voulais être chanteuse !

Quel est votre par­cours professionnel ?
J’ai com­mencé très jeune à faire des voix de dessins ani­més, de pub­lic­ités ou de con­tes pour enfants. J’ai écrit et com­posé mes pre­mières chan­sons à douze ans ! J’ai par­ticipé à des albums pour Michel Sar­dou, Notre Dame de Paris, Le Petit Prince, et fait des choeurs sur scène pour Liane Foly, Mau­rane, Garou et Flo­rent Pagny.
Je suis passée de la chan­son à la comédie musi­cale au fil des oppor­tu­nités qui se sont présen­tées. Mon expéri­ence chez Roger Louret durant un an et demi, m’a beau­coup enrichie et mar­quée aus­si. Nous jouions sur scène La Fièvre des Années 80 et pré­par­i­ons en même temps les émis­sions télé Les Années Tubes : un vrai marathon !
Con­cer­nant la comédie, j’ai appris sur le tas. J’ai eu la chance de ren­con­tr­er des met­teurs en scène qui m’ont fait con­fi­ance. J’ai ain­si joué Luisa dans Les Fan­ta­sticks, mis en scène par Rober­to Salomon, et ensuite Amalia dans Ren­dez-vous en show case, mis en scène par Jean-Luc Revol.
Je m’é­panouis dans l’é­clec­tisme. J’adore pass­er d’un univers à un autre, de la comédie au chant, du clas­sique au jazz, de la chan­son à la comédie musicale.

Vous avez joué dans Chance au Lucer­naire, qu’est-ce que cette expéri­ence vous a apporté de particulier ?
C’est un vrai plaisir d’in­ter­préter le rôle de Kate car elle est com­plète­ment déjan­tée et son reg­istre musi­cal est le jazz, un style que j’adore. Je me suis vrai­ment éclaté sur scène.

Com­ment avez-vous ren­con­tré les auteurs des 7 péchés capitaux ?
Je ne con­nais­sais pas per­son­nelle­ment Fredérick Strouck, mais nous nous étions croisés à plusieurs repris­es, lors d’au­di­tions, et nous y avions appré­cié nos per­for­mances artis­tiques respec­tives. Un jour, il m’a appelée pour me pro­pos­er d’au­di­tion­ner pour le rôle de Ruth.

Par­lez-nous de votre per­son­nage de Ruth
J’in­ter­prète le rôle de Ruth, une bour­geoise avare et nymphomane. Elle a le vice en elle et ferait n’im­porte quoi pour de l’ar­gent. Elle a cepen­dant des principes…

Com­ment gérez-vous le côté par­o­dique du per­son­nage ? N’avez-vous pas peur d’en faire trop ?
Le défi dans ce genre de rôle car­i­cat­ur­al, c’est de trou­ver la sincérité du per­son­nage. Je veux éviter de som­br­er dans les clichés en faisant appa­raître les dif­férentes facettes de Ruth, en mon­trant des failles, sa sen­si­bil­ité. C’est un tra­vail intéressant.

Ruth représente l’avarice dans le spec­ta­cle, et vous, quel est votre rap­port à l’argent ?
Je pense qu’il ne faut pas faire ce méti­er si on aime l’ar­gent ! Évidem­ment, j’ap­pré­cie quand j’en ai mais sinon, je m’adapte. Mon plus grand bon­heur, c’est d’avoir pu choisir ce méti­er et d’en vivre. La lib­erté ‚ça ne s’achète pas. D’ailleurs, mes choix artis­tiques sont plus influ­encés par la qual­ité des ren­con­tres que je peux faire que par le mon­tant de mon cachet.

Quels sont vos pro­jets, vos envies ?
J’aimerais refaire des con­certs avec mes chan­sons, sor­tir un album, con­tin­uer à défendre des rôles rich­es et var­iés dans de belles comédies musi­cales la sai­son prochaine… Enfin, être sur scène quoi qu’il advienne !