Madame Raymonde revient !

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Un spec­ta­cle de et avec Denis d’Arcangelo
Sébastien Mes­nil à l’accordéon

Madame Ray­monde, alias Denis d’Ar­can­ge­lo (Le Cabaret des Hommes Per­dus) est con­nue pour sa gouaille et son grand coeur. Pour son qua­trième spec­ta­cle, elle revient avec sa gueule « d’at­mo­sphère, atmo­sphère » et son accom­pa­g­na­teur accordéon­iste, dit « le Zèbre » (Sébastien Mes­nil), pour nous offrir un tour de chant à la fois drôle et nos­tal­gique. Que l’on con­naisse les clas­siques de la chan­son réal­iste avant-guerre (et du gai Piano Zinc avant-guerre-du-Golfe) ou qu’on les décou­vre, on se délecte de leur inter­pré­ta­tion toute dés­in­volte par Madame Ray­monde qui les a dans le sang. Entre deux ou trois… ou qua­tre ver­res de vin, dont on ne vous con­seille pas de douter qu’il soit « du vrai », et quelques apho­rismes plein de bon sens pop­u­laire, les chan­sons se passent le relais pour faire revivre un passé pit­toresque fait d’in­sou­ciance (« tu m’as pos­sédée par sur­prise ») et de drame (« La com­plainte des filles de joie »). Le plus sou­vent on rit beau­coup, notam­ment quand Madame Ray­monde s’indigne fausse­ment à grand ren­fort de « quoi ?! vous ne con­nais­sez pas Gaby Mont­breuse ? » ou quand les chan­sons enchaî­nent des thèmes sans queue ni tête en gar­dant la rime riche. Les derniers airs sont plus nos­tal­giques mais jamais ennuyants. Bra­vo donc à Denis d’Ar­can­ge­lo qui signe et inter­prète un spec­ta­cle au réper­toire savoureux et un per­son­nage trav­es­ti crédi­ble et attachant.