Madame Raymonde (Critique)

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De Denis d’Arcangelo et Philippe Biheur.
Avec : Denis d’Arcangelo au chant & Sébastien Mes­nil à l’accordéon.

Madame Ray­monde fait sa ren­trée à Paris. Accom­pa­g­née de son fidèle Zèbre à l’ac­cordéon et avec la gouaille et le panache qui la car­ac­térisent, Madame Ray­monde nous entraîne dans un tour de chant pop­u­laire tan­tôt osé, tan­tôt ten­dre, sou­vent drôle, par­fois poignant. Un per­son­nage attachant que l’on se réjouit de retrou­ver pour deux soirées exceptionnelles !

—– Notre avis :

Le cru 2013 com­porte certes peu de sur­pris­es — les chan­sons et les sketch­es étant prin­ci­pale­ment issus des précé­dents spec­ta­cles — mais c’est tou­jours un plaisir de voir Denis d’Arcangelo incar­n­er son per­son­nage fétiche, avec un tel naturel que l’on pour­rait croire que c’est l’inverse. En tout cas, les fans, nom­breux dans la salle, en rede­man­dent et lui réser­vent une longue ova­tion debout. Il faut dire qu’ils ont retrou­vé leurs tubes favoris, dont l’insolente chan­son du phare et la méan­dreuse et avinée « Tu m’as pos­sédée par sur­prise », et révisé en détail la car­rière de Gaby Mont­breuse, la muse dont on s’amuse. La deux­ième par­tie du spec­ta­cle prend soudaine­ment un ton plus grave avec un long et pro­fond texte sur la con­di­tion fémi­nine, l’occasion pour Denis d’Arcangelo de démon­tr­er une nou­velle fois son grand tal­ent d’acteur.