Accueil Critique Lucienne et les Garçons : music-hall !

Lucienne et les Garçons : music-hall !

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Spec­ta­cle musical
Avec Flan­nan Obé, Lara Neu­mann et Emmanuel Touchard.
Mise en scène de Rémi Préchac.

Sacrée Luci­enne ! Toi et tes gars, vous nous en met­tez plein les mirettes ! On ne sait ce qu’on doit admir­er le plus : l’adresse à exhumer des pépites du passé, la resti­tu­tion alerte sur scène ou bien le plaisir rétro qui en résulte. Et bien on ne choisira pas, au même titre que Luci­enne et ses garçons for­ment un trio indis­so­cia­ble dans ce nou­veau spec­ta­cle Music-hall !. C’est un lieu com­mun d’évo­quer le côté suran­né des chan­sons français­es des années 1920 à 1940, trop longtemps défendues par leurs inter­prètes de l’époque. Le trio se livre à un dépous­siérage jubi­la­toire, en s’in­spi­rant du côté pétil­lant de la comédie musi­cale. Les bons mots jail­lis­sent comme neufs, les his­toires en musique devi­en­nent cap­ti­vantes, et mon­trent une grivois­erie sur­prenante (« Le mousse amoureux »). Une épopée d’art pop­u­laire revit sur la scène dont les ingré­di­ents sont l’in­sou­ciance, l’hu­mour vache, et les allu­sions salaces. L’a­battage et la gouaille de Luci­enne (Lara Neu­mann) débouchent les oreilles, l’élé­gante sil­hou­ette dégin­gandée de Gas­ton (Flan­nan Obé) cap­tive le regard, le piano de Vic­tor (Emmanuel Touchard) habille les paroles de bulles de mousseux. Bref, les chan­sons étin­cellent comme aux temps de la splen­deur et l’on saisit l’en­goue­ment qu’elles ont sus­cité en leur temps. Bra­vo et mer­ci de partager ces petites gâter­ies, injuste­ment nég­ligées, mais tou­jours savoureuses.